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Toponymie
En catalan,
le nom de la commune est Sureda.
Le nom de Sorède vient du latin suber : liège, auquel s'est ajouté
le suffixe -eta, donnant subereta : « forêt de chênes-lièges ». On trouve de nombreux toponymes ayant la même origine dans tout
le Roussillon. Sorède est mentionnée dès
le IXe siècle sous l'appellation Suvereda, laquelle donna Sureta, puis Sureda, francisé en Sorède au XVIIIe siècle.
Histoire
Les origines du village sont difficiles à dater. Il semblerait que
le site ait été occupé depuis
le Néolithique.
Le village est mentionné pour la première fois en l'an 898 dans un registre juridique où il est désigné sous
le nom de locum Sunvereta.
Le château seigneurial fut bâti aux alentours de l'an 950.
En 1175
le roi Alphonse II d'Aragon désigne
le comte Durban comme seigneur de Sorède, sa lignée se perpétua jusqu'en 1264. Ensuite Jacques Ier d'Aragon donne la seigneurie à Arnaud de Castelnou, à sa mort son épouse Béatrice de Château-Roussillon en hérite, mais en 1344 Pierre IV d'Aragon dépossède Jacques II de Majorque de son royaume et nomme Rocasalva seigneur de Sorède.
La seigneurie passe à plusieurs familles jusqu'en 1598, avant de passer à Gaston de Foix et Béarn, damoiseau de Perpignan. Son épouse, Jeanne de Vilaplana, lui succède et est à l'origine de la destruction du vieux château d'Ultrère en 1675. La seigneurie passe ensuite à la famille d'Oms par
le mariage de la fille de Jeanne de Vilaplana avec Jean d'Oms. François-Xavier d'Oms sera
le dernier seigneur de Sorède à la Révolution française.
Monuments et lieux touristiques
L’église Saint-Assiscle et Sainte-Victoire est mentionnée pour la première fois en 1052, et rebâtie au XIVe siècle dans
le style gothique. Cette seconde église disparut à son tour, semble-t-il car elle fut trop petite, il en reste cependant quelques fragments de murs dans
le chœur. La troisième église, celle que l'on peut voir aujourd'hui, date des années 1730. Elle renferme notamment un élégant retable de Notre-Dame du Rosaire du XVIIIe siècle, de style baroque tardif catalan, et des fragments d'un ancien retable du maître-autel détruit au XIXe siècle, également baroque. La majorité des éléments mobiliers sont néogothique, dont les vitraux, de belle facture, issus de l'atelier du Carmel du Mans. Au-dessus de la porte principale, encastré dans
le mur, un chapiteau roman, qui provient de l'ancien cloître de l'abbaye Saint-André-de-Sorède.
La chapelle Notre-Dame du Château d'Ultrera date XVIIIe siècle, et les ruines du château d'Ultrera (VIIIe – XVe siècles).
Le château d'Ultrera se trouve en fait sur
le territoire d'Argelès-sur-Mer mais est lié historiquement à Sorède. L'église Sainte-Marie d'Ultrera, en ruines, est quant à elle l'ancienne chapelle du château d'Ultrera.
L'église Saint-Martin de Lavall est une église romane (IXe et Xe siècles).
L'église Sainte-Marie-Madeleine de la Veda, autre église romane.
Église Sainte-Marie de Coberta.
La Vallée des Tortues est un parc animalier présentant plus de trente espèces de tortues.
La Grotte de la Tortue est un abri sous roche de La Vallée de Lavall. Les silex retrouvés dans cette Grotte sont conservés à la Maison du patrimoine Françoise-Claustre à Céret.
Le cadran solaire monumental de l'artiste Marc-André Figueres est un projet monumental de douze mètres de haut et installé en 2013 en hommage au padre Himalaya qui construisit
le plus grand four solaire de l'époque, en 1900, à Sorède.
Héraldique

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D'or au chêne au naturel.
JP
