Bécon-les-Bruyères est un lieu-dit du département des Hauts-de-Seine regroupant des quartiers de trois communes, en banlieue de Paris :
le quartier de Bécon (commune de Courbevoie) et
le quartier des Bruyères (communes d’Asnières-sur-Seine et de Bois-Colombes).
Toponymie
Pour mémoire, dans
le respect des règles de toponymie, on doit écrire Bécon les Bruyères (sans traits d'union) car il ne s'agit pas d'un nom officiel, ici d'un nom de commune.
Historiquement, Bécon est un domaine boisé situé en hauteur en bord de Seine, autrefois bâti d'un château, et qui, dominant Paris, forme l'actuel Parc de Bécon. En face, se trouvait jadis une petite Î
le de Bécon ou Î
le de la Petite-Jatte, qui est maintenant la partie aval de l'Î
le de la Jatte, et sur laquelle repose
le pont de Levallois.
Le nom de Bécon pourrait venir du mot saxon beacon voulant dire phare terrestre. Il serait donc éventuellement lié aux invasions des Vikings se rassemblant en cet endroit grâce à un phare.
Une autre hypothèse est qu'un édifice ait été bâti par Charlemagne afin, justement, d'empêcher ces invasions normandes. Cependant, en 845, Ragnar Lodbrok réussit à dépasser cet emplacement en remontant la Seine, et parvint à envahir Paris.
Enfin, similairement à l'origine de Roche-Saint-Secret-Béconne, il est possible qu'il s'agisse de l'ancien nom gaulois Becco (Bec du coq), suivi du suffixe -onem, soit « terre de Becco », ou encore de bec dans
le sens d'une pointe de terre entre deux rivières, bien que cette configuration géographique ne se retrouve qu'à l’î
le de Bécon. Notons qu'il existe un Bécon-les-Granits en Maine-et-Loire.
Le nom « Bécon-les-Bruyères », créé pour la gare de Bécon-les-Bruyères, est dû à sa situation entre Bécon côté Courbevoie et, côté Asnières,
le lieu-dit Les Bruyères (à rapprocher du chemin des Hautes-Bruyères, ancien nom de la rue de la Sablière). Ainsi, on lit en 1927 cette adresse postale: Vaucher (Charles-Alexandre), Ing.-Elect., 3, rue de l'Avenir. Bécon-les-Bruyères par Courbevoie.
Monuments et lieux touristiques
Au parc de Bécon se trouvent les pavillons de la Scandinavie et des Indes de l'exposition universelle de 1878, inscrits à l'inventaire des monuments historiques en 1987.
Le Pavillon indien du Prince de Galles, créé pour l'exposition d’objets de ce pays, est en cours de rénovation depuis 2010.
La façade visible dans
le parc, remontée en 1962, est celle de l'avant-corps central de l'ancienne caserne des Gardes Suisses construite en 1750 par Charles Axel Guillaumot. Elle prit
le nom de Caserne Charras en hommage à deux officiers républicains,
le général Joseph Charras et son fils
le colonel Jean-Baptiste Adolphe Charras. Sur son site est construit
le centre commercial du même nom.
La gare de Bécon-les-Bruyères sur la ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite fut ouverte en octobre 1891.
Le bâtiment voyageurs de la gare (détruit en 2015).
L'église paroissiale Saint-Maurice de Bécon-les-Bruyères, de style néo-roman, qui remplace une chapelle érigée en paroisse en 1907, fut terminée par Julien Barbier en 1910 avec son orgue d'Aristide Cavaillé-Coll de 1865, provenant de la chapelle palatine de Gerbéviller, et acheté en 1909 à Charles de Lambertye Tornielle, marquis de Gerbéviller. Elle fut classée monument historique en 1985. Les vitraux sont de Lucien Mette d'après un carton d'Alphonse Hermann.
La chapelle Saint-Charles, construite en 1889, murs en brique et en pierre, charpente métallique, inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel d'Î
le-de-France.
JP
