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Population municipale : 3 664 hab. (2023 en évolution de −2,35 % par rapport à 2017)
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Stratae (1122) ; inter stratam sancti Dionysii (1162) ; de Stratis (vers 1170) ; ad Estreias (1180) ; major de Strata (1183) ; ecclesiam de Estrees (1186) ; de Estreiis (1190) ; Estrees (1194) ; Johannes de stratis (vers 1200) ; Estree (vers 1200) ; Extreis en biavesins (1202) ; Streiae (1215) ; Etree sainct Denis (1220) ; Estrata (vers 1220) ; estrées (1224) ; etrees (1224) ; infra territoria de Estreies (1224) ; estres (1225) ; et stratas (1225) ; de Stratis (1228) ; Etreis (1229) ; in territorio de stratis (1230) ; Estreis (1232) ; Estreoe (1250) ; in territorio de estrees (1261) ; de Stratis sancti Dyonysii (1297) ; Estre (1297) ; Jehans de estrees (1308) ; Droco armiger de stratis (XIVe) ; Reginaldi de stratis (XIVe) ; Radulphi de estrees (XIVe) ; Estrees en
le cauchie (1483) ; Estrez (vers 1530) ; bourg et villaige d'Estrée Sainct Denys (1556) ; ecclesia sancti Dionysii de Stratis (XVIe) ; Estre Saint-Denis (1667) ; Estree Saint-Denis (1721) ; Etree (vers 1780) ; Etrée Saint-Denis (vers 1786) ; Estrées Franciade (1794) ; Estrées-Saint-Denis (1840).
Estrée est un mot d'ancien français, issu du latin strata (via), qui désignait une « voie couverte de pierres plates », par opposition à rupta (via) > route. Il s'est conservé dans la plupart des langues romanes et a été emprunté par
le germanique.
Le mot estrée a disparu du français à la fin du Moyen Âge, mais il demeure dans un grand nombre de toponymes, particulièrement dans
le Nord de la France, signalant la proximité d'une voie romaine. Ici, la voie romaine était
le 10e embranchement de la grande voie romaine menant à Boulogne, qui passait par Augustomagus (Senlis) et Pont-Sainte-Maxence. On l'appelait « via ad pontes » (chemin des ponts).
L'abbé Suger en 1123, puis Philippe-Auguste en 1220, donnent à l'abbaye de Saint-Denis les droits de dîme et de défrichage, ainsi que celui de construire une ferme dont dépendaient les terres et la cure.
Saint-Denis est un hagiotoponyme faisant référence à « Saint Denis », saint patron du lieu. L'église lui est dédiée.
Durant la Révolution française, Estrées-Saint-Denis est rebaptisée Estrées-Franciade.
Ses habitants sont appelés les Dionysiens.
Le bourg se développe grâce à la création de la gare d'Estrées-Saint-Denis, ouverte en 1880 sur la ligne Compiègne - Clermont. Cette gare devient petit à petit
le centre d'une petite étoile ferroviaire, lorsque sont ouvertes les lignes d'Estrées à Verberie en 1882 et d'Estrées à Longueau (et donc Amiens) en 1883.
Lieux et monuments
Le site archéologique du Moulin Brûlé, occupé de l'époque de La Tène jusqu'au Bas-Empire, découvert en 2014 au sommet d'une éminence naturelle à l'occasion de fouilles préventives pour la construction d'un gazoduc, sur laquelle trois principaux monuments ont été mis au jour par l'Inrap.
Un enclos consacré, quadrangulaire, dont seul l'angle sud-est a pu être fouillé.
Un temple construit en maçonnerie à plan centré, comprenant une cella d'environ cinq mètres sur six de côté, pour un espace interne d'environ 17 m², ainsi qu'une galerie de circulation, de 10,50 m de côté et de 1,50 à 2 m de large, les déambulatoires mesurant environ 9 m de long. Bâti à la fin de la première moitié du Ier siècle av. J.-C.. ou dans
le courant de sa seconde moitié,
le temple a été désaffecté durant la première moitié du IIIème siècle après J-C.
Un théâtre, l'un des huit connus dans l'Oise, construit sur
le point
le plus haut de l'éminence naturelle. L'Inrap estime qu'il s'agissait globalement d'un théâtre de 68 m de long sur 60 m de profondeur, construit vers
le milieu du Ier siècle av. J.-C. et qui accueillait entre 3 000 et 4 000 spectateurs.
Son abandon est intervenu au cours de la première moitié du IIIe siècle av. J.-C.
L'Église Saint-Denis.
La partie la plus ancienne de l'église est construite au XIe siècle. Au XIe siècle, l'église (qui se limitait à une partie de l'actuel bas-côté Nord) donnait l'apparence d'une chapelle étroite. Une partie de la façade, une porte latérale et une corniche de la nef sont romanes.
Le chœur et la nef sont gothiques, datant des XVIe et XVIIe siècles.
Le bas-côté droit date de 1867. La porte principale était précédée d'un porche. Bombardée pendant la Première Guerre mondiale, l'église a été restaurée en 1928.
Héraldique

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D'argent au soc de charrue d'or, ombré de sable et posé en pal la pointe en bas au-dessus d'un labours au naturel ; au chef tiercé en pal d'azur, d'argent et de gueules ». Sa devise est « Labor omnia vincit improbus » (un travail opiniâtre vient à bout de tout).
JP
