(
la montagne )
C'est à Raulhac. Dans ce petit village paisible, enraciné à
la croisée de deux territoires, quand le Cantal rejoint l'Aveyron.
L'écrin insoupçonné d'un joyau architectural classé aux Monuments historiques, et jalousement conservé à l'abri des regards extérieurs et curieux. Là, après plusieurs centaines de mètres chaotiques, au bout d'un chemin rocailleur, le château de Messilhac dévoile son arrogante beauté érigée de pierre et d'Histoire.
Traverser l'époque
Olivier Dubois, son propriétaire, n'est pas encore dans les murs. Mais sa femme, Isabelle Galle, est là, les bagages à peine posés, mais déjà souriante et disponible, heureuse de l'effervescence régnant sur le site.
« Mon mari est tombé amoureux de
la région, et a acheté le château il y a une dizaine d'années. Pas dans un esprit de transmission, mais pour faire vivre cette maison, et permettre aux visiteurs d'en profiter. Pour l'aider à traverser l'époque. Il a eu un premier contact pour le film il y a pratiquement un an, et nous avons décidé de faire confiance à l'équipe. Aujourd'hui, je suis complètement bluffée par le travail des décorateurs. De plus, ce tournage a un gros impact sur
la région. Par exemple,
la peinture des fenêtres et les jardins ont été réalisés par des artisans locaux, et quand l'équipe cherche quelque chose, nous l'envoyons vers les commerçants du coin. Et puis tout le monde en parle dans le village, c'est un divertissement agréable dans cette période un peu morose ».
Des retombées évidentes, dont les propriétaires comptent bien profiter afin de relancer l'intérêt des touristes estivants pour les trésors historiques : « On voit le château différemment aujourd'hui, et ça va nous aider à le remettre dans son jus, ça va nous donner des idées. Par exemple dans
la chambre de
la reine Margot, celle de Marie de Montpensier dans le film, les fresques sont tellement réussies que nous allons les y laisser.
En fait, ça peut paraître anachronique, mais le fait de replonger
la demeure dans le XVIe, ça lui a donné un véritable coup de jeune ! »
Matthieu PERRINAUD

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Croix de Raulhac
Croix du gué qui franchissait
la rivière du Goul près du hameau de
La Soye, au nord-ouest du bourg de Raulhac.
Selon certains habitants de Raulhac, cette croix indiquait d'abord un chemin menant au gué, mais aussi
la praticabilité de ce gué. Quand l'eau atteignait un certain niveau, marqué sur le socle de
la croix, on savait qu'il valait mieux éviter
la traversée.
Un habitant garde le souvenir d'un sinistre évènement, survenu vers 1930, au cours duquel un employé du village de Combourieu, au sud de
la commune, ayant décidé de se rendre à dos de cheval à Saint Etienne de Carlat, où résidait sa famille, se serait aventuré à traverser le Goul par forte crue. Les eaux étaient si hautes et le courant si fort que l'animal fut emporté et que les deux périrent noyés.
Note : croix et anecdote m'ont été fournies par M. Bouissou, de Raulhac. Qu'il en soit ici remercié.