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Toponymie
Selon
la tradition orale Ébrié rapportée dans le Dictionnaire encyclopédique de
la Côte d’Ivoire, le nom d'Abidjan, "Abijean" à l'époque, serait né d'un quiproquo.
La légende raconte qu'un vieil homme revenant de son champ, les bras chargés de branchages probablement destinés à
la réfection du toit de sa case, rencontra sur son chemin un explorateur européen en perdition qui lui demanda le nom du village le plus proche. Le vieil homme ne parlant pas
la langue de l’homme blanc crut comprendre que celui-ci demandait ce qu’il faisait en ces lieux. Terrorisé par cette rencontre inattendue, il s’enfuit en criant : « min tchan m’bidjan », ce qui signifie en langue ébrié : « je reviens de couper des feuilles ». L’homme blanc crut avoir eu
la réponse à sa question et retint Abidjan.
Époque coloniale
Abidjan est à l’origine un petit village de pêcheurs où vit le peuple Atchann.
En 1896, à
la suite d'une série d'épidémies de fièvre jaune meurtrières, les colons français qui étaient installés à Bassam décidèrent de partir vers un endroit plus salubre à Abidjan Santé (« un village à l'écart d'Adjamé »). Leur déménagement fut suivi par celui du gouvernement colonial qui établit en 1899, à cet endroit, sous l'impulsion de l'ingénieur Houdaille dont
la mission première était d'étudier le tracé pour un chemin de fer Océan-Niger, le comptoir de Bingerville, capitale de
la colonie française de 1900 à 1934 du nom du premier gouverneur officiel de
la colonie, Louis-Gustave Binger.
Après l’indépendance, en 1960, l’ancienne ville des colons devient le centre administratif et des affaires, siège de
la présidence.
Tourisme
Abidjan est une ville insolite en Afrique. Ses divers surnoms, « Manhattan des tropiques » ou « petite Manhattan » ou « perle des lagunes », sont à l’image de cette ville imprévisible et conquérante.
En ce qui concerne le tourisme de loisir, Abidjan n'est pas en reste notamment avec ces plages, aux palmiers et cocotiers, sur
la bande lagunaire du quartier de Vridi, très fréquentées le week-end avec le spectacle pittoresque des vendeuses d'ananas et de noix de coco.
Parc du Banco
Aménagé en 1926, ce parc de 3 000 ha, et ancien « bois sacré », aux portes de
la ville, sur
la commune d'Attécoubé, a été conservé comme vestige de
la foret primaire qui entourait autrefois toute
la lagune. Une route goudronnée conduit au lac qui constitue le cœur du parc et des pistes en latérite le quadrillent. Ce parc est habité et comprend des plantations de café et de cacao.
À l'orée du parc, une petite rivière sert de lavoir ou officient les fanicos, les blanchisseurs, après avoir collecté le linge dans toute
la ville. C'est l'un des nombreux « petits métiers » de l'artisanat d'Abidjan. Le terme « fanico » vient de
la fusion de « fani » qui signifie linge, et de « co » qui veut dire laver.
Les fanicos : laveurs de linge à Abidjan.
JP
