Yverdon-les-Bains est une ville et une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Jura-Nord vaudois, dont elle est le chef-lieu.

- Yverdon carte.jpg (30.33 Kio) Vu 9414 fois
Toponymie
L'étymologie d’« Yverdon » est peu claire. En l'état actuel de
la recherche, il semble impossible de déterminer de manière certaine si le nom a été formé avec le nom d'une personne ou avec le nom commun homonyme. En effet, ce toponyme, attesté sous
la forme latinisée « Eburodunum » provient du celtique « eburo », c'est-à-dire « Eburos » (nom de personne celtique) ou du nom commun « ibar », if, suivi de l'élément « dūno- », fort, forteresse, oppidum. Parmi les plus anciennes mentions, on trouve vers l'an 300 « Eburoduno », vers 325, « castrum Ebredunense », en 971 « in pago Everdunense », en 1177 « in valle de Euerdun », en 1324, « Stephanus de Yverdun ». Par
la suite, on trouve régulièrement « Yverdon », mais sous l'Ancien Régime, l'administration bernoise utilise aussi
la forme allemande « Ifferten ».
Armoiries

- Yverdon blason.jpg (17.19 Kio) Vu 9414 fois
Les armoiries d'Yverdon-les-Bains ont été définies par un arrêté municipal du 24 septembre 1898. Elles se lisent ainsi : de sinople à deux fasces ondées d'argent, au chef d'argent chargé d'un Y gothique d'or. Elles ont auparavant connu différentes variantes: de sinople à trois fasces ondées d'argent; d'argent à trois fasces ondées de sinople surmontée d'un Y gothique d'or ou de sable.
Histoire
Yverdon-les-Bains compte parmi les plus anciennes villes de Suisse. Elle possède un riche patrimoine témoignant d’un passé de plus de 6 000 ans.
Les origines de
la ville remontent à l’âge du Néolithique et peuvent être situées aux alentours de 4000 avant notre ère. Au cours du IIe siècle av. J.-C., les Helvètes s’installent sur le Plateau suisse et
la région d’Yverdon-les-Bains fait dès lors partie de leur territoire. Sous domination romaine dès
la fin du Ier siècle av. J.-C., Eburodunum connaît un développement et un essor dus essentiellement à sa situation géographique aux abords d’un carrefour routier et fluvial d’importance européenne.
Menhirs et stations lacustres
Les plus anciens témoignages du passé d’Yverdon-les-Bains se situent à proximité des rives du lac, entre
la plage et le Centre Pro Natura de Champ-Pittet. Il s’agit de 45 statues-menhirs érigées dès l’âge du Néolithique, soit entre 4500 et 4000 avant notre ère. Mis au jour en 1878 à
la suite de l’abaissement du niveau du lac consécutif à
la première correction des eaux du Jura, les menhirs de
la baie de Clendy n’ont cependant été redécouverts et identifiés comme tels qu’en 1975 et réimplantés en 1986.
Eburodunum, cité gallo-romaine
Les vestiges de l’époque gallo-romaine se laissent découvrir à quelques centaines de mètres au sud du château. Depuis le IIe siècle avant notre ère, Helvètes et Gallo-Romains se sont succédé sur ces terres situées entre le lac de Neuchâtel et les marais de
la plaine de l’Orbe.
Le château et la ville neuve de Pierre de Savoie
Le château d’Yverdon-les-Bains est l’œuvre du comte Pierre II de Savoie. Sa construction débute en 1259 sous
la direction de Pierre Mainier de Chambéry et remplace une construction plus ancienne édifiée par Amédée III de Montfaucon aux environs de 1235. Elle s’inscrit dans le cadre de l’expansion savoyarde en Pays de Vaud. Son édification au nord de l’antique castrum gallo-romain s’accompagne de
la création d’une ville neuve s’articulant autour de trois rues principales (les actuelles rues du Lac, du Milieu et du Four) et dont
la structure est au cœur du développement urbain yverdonnois. Le château, désigné comme « carré savoyard », est un édifice régulier géométrique pourvu d’une grande tour de plan circulaire et de trois tours d’angle. Son rôle et non seulement de protéger
la ville mais également de défendre le Pays de Vaud au nord duquel Yverdon-les-Bains occupe une position stratégique.
Les Bains
Le Grand Hôtel des Bains,
la villa d’Entremont et le Centre thermal composent un ensemble architectural au sein duquel se côtoient l’éclat du siècle des Lumières, le charme de
la Belle Epoque ainsi que l’esthétique des infrastructures modernes.
Les plus anciens témoignages de
la fréquentation de
la source remontent aux premiers siècles de notre ère. Elle était à l’époque un lieu de culte. Il est par ailleurs vraisemblable que l’eau ait été canalisée afin d’alimenter les thermes de
la cité gallo-romaine d’Eburodunum situés à quelques centaines de mètres seulement.
JP