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Toponymie
Barbentana selon
la norme classique et Barbentano selon
la norme mistralienne.
Lieux et monuments
Paysage
La Montagnette est le nom d'une colline de l’ère secondaire (néocomien, soit 70 millions d’années), d'une superficie d'environ 6 000 hectares, dont les 2/3 sont couverts de pins d’Alep. Un quart environ est sur
la commune de Barbentane mais c’est sur
la commune de Boulbon que se trouve son point culminant qui jette son sommet à 167 mètres d'altitude au « mont de Raous » à environ 800 mètres à l’ouest de l'abbaye Saint-Michel de Frigolet.
Le vieux village
Le vieux village a conservé de son enceinte fortifiée
la porte Calendale et
la porte Séquier.
La Maison des Chevaliers, du XIIe siècle, possède une façade Renaissance composée d'une tourelle et de deux grandes arcades surmontées d'une galerie à colonnes. En face, l'église du XIIe siècle a été souvent remaniée.
La tour Anglica, donjon du château féodal disparu, domine le village.
Le château
Le château de Barbentane, dit « le Petit Trianon de
la Provence », fut bâti en 1674 par Paul-François Ier du Puget, co-seigneur de Barbentane. Pierre-Mignard II en fut l’architecte. Il est remodelé par Paul-François II, fils du précédent, en 1741 (voûtes plates et surbaissées qui illustrent sa gloire). L'intérieur est embelli au XVIIIe siècle par Joseph Pierre Balthazar de Puget, co-seigneur de Barbentane, fils de Paul-François II, ambassadeur de Louis XV de France en Toscane, à l'âge de 20 ans. Il fut sauvegardé pendant
la Révolution car Hilarion Paul de Puget, co-seigneur de Barbentane, ancien officier du roi, accepta de devenir général de
la République.
Le château de Barbentane, façade sud.
Les fortifications
Les remparts, ou Bàrri, sont construits au IXe siècle. Percés historiquement de deux portes, au nord
la porte Calendrale ou Sarrasine et au sud
la porte du Séquier.
La porte du Séquier
Percés aussi de deux poternes, à l'ouest
la poterne Pujade et à l'est
la poterne Pousterle. Ils furent embellis et rehaussés au XIVe siècle en même temps que
la construction de
la tour Anglica. Leurs particularités de « remparts creux » a fait que dès qu'a cessé leur utilisation militaire, ils se sont immédiatement transformés en maisons d'habitation. Ils restent très visibles encore aujourd’hui.
Tour Anglica
La tour Anglica se trouve sur l’emplacement probable d’un oppidum. Un château y fut construit par l'évêque d’Arles (898).
La tour elle-même fut bâtie en seulement deux ans (1364-1365) par Anglic de Grimoard (frère du pape Urbain V), elle était
la propriété du fief de Barbentane. Elle servait de défense avancée pour
la cité papale d’Avignon. Cette tour a 28 mètres de haut et 10 mètres de côté. Elle se termine par une tourelle ronde, ou Tourillon, surmontée d'un pavillon avec pour devise « Più forte nell' aversità » (« Plus fort dans l'adversité ») et les armoiries papales (tiare, plumet, clés).
La maison des Chevaliers de Malte est une ancienne maison du XIIe siècle (1133), appartenant au marquis de Barbentane. Les arcades du rez-de-chaussée et les colonnettes du 1er étage date du XVIe siècle.
Héraldique

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Les armoiries de Barbentane se blasonnent :
« De gueules à une tour d'argent maçonnée de sable, parti d'azur à une salamandre d'or,
la tête couronnée et grimpante contre un F de même tourné à dextre. »
Ce blason remonte à
la première moitié du XVIe siècle. Le F est l'initiale du roi François Ier et
la salamandre son emblème personnel.
JP
