Saint-Jean-de-Luz partage avec Ciboure la Baie de Socoa,
sur le Golfe de Gascogne, les deux villes formant la même agglomération.
La baie de Socoa est la seule rade abritée entre Arcachon et l'Espagne. Grâce à ses digues qui la protègent des colères de l'océan Atlantique, elle a la faveur des baigneurs et est devenue une station balnéaire réputée de la côte basque. La station balnéaire est de création relativement récente mais le port, lui, est très ancien, puisqu'il date de la préhistoire.
Toponymie
Attestations anciennes
Le toponyme
Saint-Jean-de-Luz apparaît sous les formes Sanctus-Johannes-de-Luis (1186, sen johan de luis (1257), Sanctus-Johannes-de-Luk et Sanctus-Johannes-de-Luys (respectivement 1315 et 1438), lohitz (1414), Sent-Johannes-de-Luxs (1450, ,Sent-Johan-de-Luus (1490),Sent-Johan-de-Lus, Sainct-Jehan-de-Lux et Sanctus-Johannes-de-Luce (respectivement 1491 pour la première et 1526 pour les deux dernières),S-Iean de Luz (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins) et Chauvin-le-Dragon (1793).
Étymologie
Jean-Baptiste Orpustan indique quant à lui, la graphie Donibane-Lohitzun, Lohitzun signifiant « lieu d'alluvion ».
Le toponyme Lohitzun apparaît sous les formes L'Hohutzun (1337), Lohitzsun (1476, contrats d'Ohix), Lohitzssun (1690), Lohixun (XVIIe siècle, titres D'Arthez-Lassalle) et Lohitcun (1793).
Orpustan indique que Luz est la forme réduite et moderne de lohitz, déjà présent en 1414.
Histoire
Saint-Jean-de-Luz ne fut à l'origine qu'une modeste bourgade
sur les dunes, entre mer et marais, à l'entrée de l'estuaire de la Nivelle, face à la colline de Bordagain. Jadis propriété des chanoines de la cathédrale de Bayonne, la communauté, bien que devenue autonome, ne posséda jamais d'enceinte ; elle ne fit par conséquent pas véritablement figure de ville avant l'époque moderne.
Au XVe siècle, les pêcheurs basques du port de
Saint-Jean-de-Luz explorèrent les premiers les bancs de Terre-Neuve et la pêche à la morue jointe à la chasse à la baleine accrurent considérablement la prospérité de la commune. Du XVIe au XVIIIe siècle, la ville devint un nid de corsaires qui combattaient pour le compte du roi de France. L'enrichissement du port et l'afflux de population furent tels qu'il en résulta l'urbanisation de Ciboure, quartier détaché d'Urrugne (le couvent des Récollets fut implanté à proximité du pont qui relie les deux paroisses pour apaiser les relations entre les deux communautés, souvent rivales).
Patrimoine civil
La maison de l'Infante.

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La commune présente un ensemble de demeures dont la construction s’étale du XVe au XVIIe siècle. Ainsi, la maison Esquerrénéa, se dressant entre les rues de la République et de la Baleine, date de la fin du XVe siècle. La maison dite Lohobiague énéa ou maison Louis XIV, place Louis-XIV, date de 1643. Elle accueillit le roi Louis XIV pendant quelques jours à l'occasion de son mariage. Lorsqu'il arriva devant la foule au balcon, il lança des pièces
sur lesquelles il était inscrit « Le Roi et seul le Roi ».
La maison dite de l'Infante ou maison Haraneder, fut la demeure d'Anne d'Autriche, où l'Infante Marie-Thérèse logea quelques nuits. Le nom initial de la maison est Joanoenia, c'est-à-dire la maison de Jeannot de Haraneder, d'une famille d'armateurs enrichis aux XVIIe et XVIIIe siècles, anoblie et alliée à la vieille noblesse de Macaye.
Héraldique

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Coupé au I d'azur au vaisseau équipé de sable, voguant à pleines voiles d'argent
sur une onde de même, la coque du vaisseau de sable brochant l'onde ; au II, de gueules au lion d'or couronné d'une couronne de vicomte du même ; parti d'azur à une crosse épiscopale d'argent posée en pal.
JP
