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Population : 64 026 hab. (2022 en évolution de +2,92 % par rapport à 2016)
Toponymie
C'est dans une confirmation du roi Louis Ier le Pieux, faite aux moines de
Saint-Germain-des-Prés en 829, que le toponyme Antony est mentionné pour la première fois sous la forme Antoniacum. Ensuite, il est attesté sous les formes Anthoniaco, Anthognyaco, Antongni, Antoni et Antony depuis le XVIIIe siècle, à l'exception d'une courte période pendant la Révolution française où elle prit le nom d’Antony-Révolution.
Le nom Antony est une formation gallo-romane, il est issu de l'anthroponyme latin Antonius (Antoine, porté par un autochtone), suivi du suffixe -acum d'origine gauloise. Homonymie avec Antogny, Antoigné, Antoigny qui remontent tous au type toponymique gallo-roman *ANTONIACU.
Antony possède une longue histoire débutant au IIIe siècle sous l'ère gallo-romaine. L'histoire de la commune se confond avec celle du domaine royal constitué depuis le Xe siècle par les rois capétiens donnant naissance à la région d'Île-de-France. Antony a été la principale dépendance de l'abbaye parisienne de
Saint-Germain-des-Près. En 872, le roi Charles le Chauve confirme la propriété d'Antoniacum à l'abbaye. En conséquence le cartulaire de cette abbaye, conservé aux Archives nationales, et les plans et terriers depuis le XVIe siècle sont des sources d'information exceptionnellement riches.
Lieux et monuments
La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France.
L'ancienne manufacture royale des cires dont le nom exact était « Manufacture d'Antony pour le blanchissage des cires & la fabrique des bougies » se situe actuellement au 14 avenue du Bois-de-Verrières. Cette manufacture a été fondée en 1702 par Péan de
Saint-Gilles, elle devient manufacture royale en 1719 et sa devise était Deo, regique laborant, c'est-à-dire Elles (les abeilles) travaillent pour Dieu et pour le Roi.
La Maison
Saint-Jean, ancienne propriété Chénier dite de la Belle Levantine. Ce bâtiment a été construit par Louis-Sauveur Chénier, fils cadet de Louis Chénier, et frère d'André Chénier
sur les plans de l'architecte Georges Auguste Ranchon. En 1820, cette maison est achetée par Jean-Charles Persil, ministre de Louis-Philippe, qui y meurt en 1870. En 1880, elle devient la propriété de quatre prêtres parisiens qui y font construire, en 1898, le bâtiment de brique et de pierre qui servira de séminaire aux marianistes.
Monuments religieux
Le patrimoine architectural religieux d'Antony est riche, tant du point de vue historique : l'église
Saint-Saturnin est l'église d'Île-de-France qui conserve les parties les plus anciennes, car datant de l'époque carolingienne, que d'églises à l'architecture résolument moderne.
L'église
Saint-Jean-Porte-Latine a été construite de 1964 à 1967,
sur les plans des architectes Pierre Pinsard et Hugo Vollmar.
L'église
Saint-François-d'Assise fut construite, durant l'année 1972,
sur les plans de l'architecte Paul Henry grâce à l'Œuvre des Chantiers du Cardinal.
L'église
Saint-Maxime a été construite de 1978 à 1980 grâce à l'Œuvre des Chantiers du Cardinal. Elle est également due à l'architecte Paul Henry.
L'église Sainte-Odile fut construite en 1933, sous la direction de l'architecte Charles Venner, grâce à l'« Œuvre des Chantiers du Cardinal ».
L'église évangélique baptiste, d'une architecture moderne comportant d'importants vitraux, a été entièrement reconstruite, compte tenu du projet d'aménagement de la Croix-de-Berny, et inaugurée en mars 2001.
Héraldique

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Écartelé : au 1 et au 4 d’azur à l'écusson de sable chargé de trois besants d’argent accompagné de trois fleurs de lys d’or, qui est de l’Abbaye de
Saint-Germain-des-Prés ; au 2 et 3 de gueules à une colonne d’argent, au chef cousu d’azur chargé d’un lion passant d’or.
JP
