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Les apparitions de Marie à l’Île-Bouchard ( emmanuel.info )
L’Île-Bouchard est un lieu de pèlerinage autorisé en 2001 par Mgr Vingt-Trois, alors archevêque de Tours.
Le lundi 8 décembre 1947, à midi, à L’Île-Bouchard, petite commune française de la région de Touraine, quatre enfants de 7 à 12 ans, Jacqueline, Nicole, Laura et Jeannette entrent dans l’église paroissiale Saint-Gilles. En cette fête de l’Immaculée Conception, les religieuses qui font la classe ont recommandé aux écoliers de prier tout spécialement Notre- Dame.
Alors que enfants récitent une dizaine de chapelet, au quatrième Je Vous Salue Marie, une dame d’une beauté extraordinaire et, à genoux devant elle, un ange, apparaissent dans un coin de l’église. La belle dame se laisse regarder en souriant.
Neuf autres apparitions de “la belle dame” et “du beau ange” suivront dans la même semaine. Elle dira d’abord “dites aux petits enfants de prier pour la France, car elle en a grand besoin”.
Le mardi, la belle dame dira aux enfants “embrassez la croix de mon chapelet”. Puis “dites à Monsieur le Curé de construire une grotte là où je suis, d’y placer ma statue ainsi que celle de l’ange. Quand elle sera terminée, je la bénirai”.
Le jeudi, à la demande de beaucoup, les enfants lui demandent “Oh Madame, voulez-vous guérir des personnes qui souffrent ?” Après un petit temps de silence, la belle dame répond avec beaucoup de tendresse “Je donnerai du bonheur dans les familles”.
Le vendredi, Marie leur pose cette question “priez-vous pour les pécheurs?”. Les enfants répondent “Oui, Madame nous prions.” Marie dit alors “Bien. Priez beaucoup pour les pécheurs”.
Durant toute la semaine, Marie apprendra aux enfants à prier à commencer par le signe de croix. Ensuite, elle leur apprend cette prière “Ô, Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous“. Elle leur demande “Chantez le Je vous Salue Marie, ce cantique que j’aime bien” ou encore “récitez une dizaine de chapelet”.
Et Marie manifeste chaque fois une très grande joie à l’écoute de ces prières et en particulier à la récitation du Magnificat. Depuis ces apparitions, les fidèles sont venus de plus en plus nombreux, non seulement de France mais aussi du monde entier. On a constaté que de nombreuses grâces étaient données pour les familles, pour les vocations, pour les conversions, pour le renouvellement de la vie de prière, pour la consolation de beaucoup.
Le 8 décembre 2001, Monseigneur Vingt-Trois déclare l’église paroissiale Saint-Gilles un lieu de pèlerinage officiel du diocèse de Tours et autorise le culte public à Notre-Dame de la Prière. Depuis cette date, le nombre de pèlerins a quadruplé !
La prière, c’est le don que la Vierge Marie nous fait à L’Île-Bouchard. Une prière simple et humble à mettre au cœur de notre vie, pour le bonheur dans les familles, pour les pécheurs et pour la France.
Et vous, viendrez-vous à l’Île-Bouchard rencontrer Notre-Dame de la Prière ?
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Petite histoire du château de Noirmoutier ( wikipédia )
Les premières traces du château apparaissent en 830 avec la construction du castrum de l'abbaye par l'abbé Hilbold, du monastère de Saint-Philbert. Il sert alors à défendre les moines et la population de l'île contre les raids vikings (ces Normands débarquent à Noirmoutier en juin 830, août 835, 843, juillet 846).
Le château est reconstruit en pierre au XIIe siècle par le pouvoir féodal qui essaie de stabiliser la région notamment. L'île se retrouve alors sous la coupe des seigneurs de La Garnache. Le donjon est construit par Pierre V de La Garnache, puis une enceinte pourvue de tours est construite et entoure la basse-cour.
Au XIVe siècle, le château est détenu par la famille de la Trémoille, alors vicomte de Thouars.
Le château va résister à de nombreuses attaques :
les Anglais en 1342 et en 1360 puis en 1386 sous les ordres du comte d'Arundel,
les Espagnols en 1524 puis en 1588.
Mais en 1674, il est pris par les troupes hollandaises de l'amiral Tromp.
En 1690, une maison est construite dans l'enceinte du château par le seigneur de La Paunière, gouverneur de l'île et du château. Il en fait sa demeure.
Le château est vendu en 1720 à Louis IV Henri de Bourbon-Condé qui le revend en 1767 à Louis XV.
Durant la Révolution, le château sert de prison militaire : le Général d'Elbée y est incarcéré avant d'être fusillé sur la place d'arme par les troupes républicaines, assis dans un fauteuil (le siège est depuis conservé dans une salle du château). Il est transformé en caserne milieu du XIXe siècle.
En 1871, durant la Commune, des insurgés y sont emprisonnés.
En 1901, le château est acquis par la commune de Noirmoutiers-en-l'Ile. Il fait office de prison lors des Première et Seconde guerres mondiales.
Depuis 1993, le château de Noirmoutier accueille à l'intérieur de ses murs, dans sa cour, des représentations du "Festival de Noirmoutier-en-l'Ile", organisé par le "Théâtre régional des Pays de la Loire".
Le donjon abrite le musée du château de Noirmoutier, labellisé Musée de France en 2003.
L’Île-Bouchard est un lieu de pèlerinage autorisé en 2001 par Mgr Vingt-Trois, alors archevêque de Tours.
Le lundi 8 décembre 1947, à midi, à L’Île-Bouchard, petite commune française de la région de Touraine, quatre enfants de 7 à 12 ans, Jacqueline, Nicole, Laura et Jeannette entrent dans l’église paroissiale Saint-Gilles. En cette fête de l’Immaculée Conception, les religieuses qui font la classe ont recommandé aux écoliers de prier tout spécialement Notre- Dame.
Alors que enfants récitent une dizaine de chapelet, au quatrième Je Vous Salue Marie, une dame d’une beauté extraordinaire et, à genoux devant elle, un ange, apparaissent dans un coin de l’église. La belle dame se laisse regarder en souriant.
Neuf autres apparitions de “la belle dame” et “du beau ange” suivront dans la même semaine. Elle dira d’abord “dites aux petits enfants de prier pour la France, car elle en a grand besoin”.
Le mardi, la belle dame dira aux enfants “embrassez la croix de mon chapelet”. Puis “dites à Monsieur le Curé de construire une grotte là où je suis, d’y placer ma statue ainsi que celle de l’ange. Quand elle sera terminée, je la bénirai”.
Le jeudi, à la demande de beaucoup, les enfants lui demandent “Oh Madame, voulez-vous guérir des personnes qui souffrent ?” Après un petit temps de silence, la belle dame répond avec beaucoup de tendresse “Je donnerai du bonheur dans les familles”.
Le vendredi, Marie leur pose cette question “priez-vous pour les pécheurs?”. Les enfants répondent “Oui, Madame nous prions.” Marie dit alors “Bien. Priez beaucoup pour les pécheurs”.
Durant toute la semaine, Marie apprendra aux enfants à prier à commencer par le signe de croix. Ensuite, elle leur apprend cette prière “Ô, Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous“. Elle leur demande “Chantez le Je vous Salue Marie, ce cantique que j’aime bien” ou encore “récitez une dizaine de chapelet”.
Et Marie manifeste chaque fois une très grande joie à l’écoute de ces prières et en particulier à la récitation du Magnificat. Depuis ces apparitions, les fidèles sont venus de plus en plus nombreux, non seulement de France mais aussi du monde entier. On a constaté que de nombreuses grâces étaient données pour les familles, pour les vocations, pour les conversions, pour le renouvellement de la vie de prière, pour la consolation de beaucoup.
Le 8 décembre 2001, Monseigneur Vingt-Trois déclare l’église paroissiale Saint-Gilles un lieu de pèlerinage officiel du diocèse de Tours et autorise le culte public à Notre-Dame de la Prière. Depuis cette date, le nombre de pèlerins a quadruplé !
La prière, c’est le don que la Vierge Marie nous fait à L’Île-Bouchard. Une prière simple et humble à mettre au cœur de notre vie, pour le bonheur dans les familles, pour les pécheurs et pour la France.
Et vous, viendrez-vous à l’Île-Bouchard rencontrer Notre-Dame de la Prière ?
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Petite histoire du château de Noirmoutier ( wikipédia )
Les premières traces du château apparaissent en 830 avec la construction du castrum de l'abbaye par l'abbé Hilbold, du monastère de Saint-Philbert. Il sert alors à défendre les moines et la population de l'île contre les raids vikings (ces Normands débarquent à Noirmoutier en juin 830, août 835, 843, juillet 846).
Le château est reconstruit en pierre au XIIe siècle par le pouvoir féodal qui essaie de stabiliser la région notamment. L'île se retrouve alors sous la coupe des seigneurs de La Garnache. Le donjon est construit par Pierre V de La Garnache, puis une enceinte pourvue de tours est construite et entoure la basse-cour.
Au XIVe siècle, le château est détenu par la famille de la Trémoille, alors vicomte de Thouars.
Le château va résister à de nombreuses attaques :
les Anglais en 1342 et en 1360 puis en 1386 sous les ordres du comte d'Arundel,
les Espagnols en 1524 puis en 1588.
Mais en 1674, il est pris par les troupes hollandaises de l'amiral Tromp.
En 1690, une maison est construite dans l'enceinte du château par le seigneur de La Paunière, gouverneur de l'île et du château. Il en fait sa demeure.
Le château est vendu en 1720 à Louis IV Henri de Bourbon-Condé qui le revend en 1767 à Louis XV.
Durant la Révolution, le château sert de prison militaire : le Général d'Elbée y est incarcéré avant d'être fusillé sur la place d'arme par les troupes républicaines, assis dans un fauteuil (le siège est depuis conservé dans une salle du château). Il est transformé en caserne milieu du XIXe siècle.
En 1871, durant la Commune, des insurgés y sont emprisonnés.
En 1901, le château est acquis par la commune de Noirmoutiers-en-l'Ile. Il fait office de prison lors des Première et Seconde guerres mondiales.
Depuis 1993, le château de Noirmoutier accueille à l'intérieur de ses murs, dans sa cour, des représentations du "Festival de Noirmoutier-en-l'Ile", organisé par le "Théâtre régional des Pays de la Loire".
Le donjon abrite le musée du château de Noirmoutier, labellisé Musée de France en 2003.
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Commune de PLEAUX ( pleaux.fr )
Blottie entre les bras de la Dordogne et de la Maronne, depuis les estives du haut Pays de Salers aux bruyères de la Xaintrie, du haut de ses 640 mètres d’altitude, Pleaux déploie son ensorcelante beauté.
Depuis la princesse Euphrasie jusqu’à ce IIIème millénaire, Pleaux a baigné dans une atmosphère intellectuelle et spirituelle. Les nobles et le clergé qui en assuraient l’administration ont laissé leur empreinte, chaque rue, chaque placette est un musée à ciel ouvert. Sa symbolique romane crée une ambiance mystérieuse… L’église Saint-Jean-Baptiste est un bel édifice roman, trapu avec son ancienne tour forteresse classée et son trésor, le statuaire : 22 statues en bois dont 2 classées monument historique, la Piéta du XVème, les reliques de Pie 1er, pape en 140, l’orgue.
Chef lieu de canton, 1121 habitants, Pleaux a connu le jour très vraisemblablement vers la fin du VIIIème siècle. Ancien prieuré, Pleaux fut sous la protection de Philippe le Bel. L'agglomération compte un grand nombre de maisons à tourelles des XVe et XVIe siècles et offre un aspect cossu, héritage de sa prospérité due aux migrations Auvergnates vers l'étranger avant la Révolution et au XIXème siècle, époque à laquelle de nombreux habitants partent en Espagne pour y exercer les métiers de la banque, de la boulangerie et de la minoterie.
En parcourant les vieilles rues on se rend bien compte du riche passé médiéval de la cité. L'église, avec son clocher à mâchicoulis, témoigne que cette dernière fut intégrée au système défensif de la ville, et souffrit des guerres de religion.
A l'époque, la ville de Pleaux avait un fort entouré de murailles et fermé de quatre portes. Aujourd'hui, des deux églises d'antan, il n'en reste qu'une. L'évolution de son architecture témoigne de la richesse historique de différentes époques : arts Roman et Gothique se mêlent. C'est dans cette même église que vous pourrez visiter le trésor de Pleaux.
Pleaux vit principalement de L’agriculture (élevage) et du tourisme. La bourgade est située dans un site préservé et non pollué avec de nombreuses rivières très poissonneuses, des chemins de randonnées (VTT, pédestres et équestres). Les routes de montagne, souvent très sinueuses, sont très bien entretenues et permettent de découvrir des panoramas spectaculaires et grandioses.
La commune comprend des équipements de loisirs (piscine chauffée, tennis, campings), une bibliothèque municipale, de nombreux commerces et services ainsi qu’un grand marché deux fois par mois et sans oublier d’importantes festivités (concerts, théâtre de rue, artisans d’art etc…) qui sont autant d’atouts pour des vacances pleinement réussies
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Le bourg chef-lieu de Pont-de-Salars est le plus important du Lévézou (au sens restreint) en nombre d'habitants. Il doit son développement au fait qu'il se situe sur un passage du Viaur facilité par la construction de la route militaire (D911) de Montauban à Millau au XVIIIe siècle. En fait, le bourg initial correspondait au village de Salars, sur la butte, dont il ne reste aujourd'hui que sa chapelle (XIe siècle). Avec la construction de la route D911, le bourg s'est développé autour du pont le long de la route d'où son nom actuel.
Blottie entre les bras de la Dordogne et de la Maronne, depuis les estives du haut Pays de Salers aux bruyères de la Xaintrie, du haut de ses 640 mètres d’altitude, Pleaux déploie son ensorcelante beauté.
Depuis la princesse Euphrasie jusqu’à ce IIIème millénaire, Pleaux a baigné dans une atmosphère intellectuelle et spirituelle. Les nobles et le clergé qui en assuraient l’administration ont laissé leur empreinte, chaque rue, chaque placette est un musée à ciel ouvert. Sa symbolique romane crée une ambiance mystérieuse… L’église Saint-Jean-Baptiste est un bel édifice roman, trapu avec son ancienne tour forteresse classée et son trésor, le statuaire : 22 statues en bois dont 2 classées monument historique, la Piéta du XVème, les reliques de Pie 1er, pape en 140, l’orgue.
Chef lieu de canton, 1121 habitants, Pleaux a connu le jour très vraisemblablement vers la fin du VIIIème siècle. Ancien prieuré, Pleaux fut sous la protection de Philippe le Bel. L'agglomération compte un grand nombre de maisons à tourelles des XVe et XVIe siècles et offre un aspect cossu, héritage de sa prospérité due aux migrations Auvergnates vers l'étranger avant la Révolution et au XIXème siècle, époque à laquelle de nombreux habitants partent en Espagne pour y exercer les métiers de la banque, de la boulangerie et de la minoterie.
En parcourant les vieilles rues on se rend bien compte du riche passé médiéval de la cité. L'église, avec son clocher à mâchicoulis, témoigne que cette dernière fut intégrée au système défensif de la ville, et souffrit des guerres de religion.
A l'époque, la ville de Pleaux avait un fort entouré de murailles et fermé de quatre portes. Aujourd'hui, des deux églises d'antan, il n'en reste qu'une. L'évolution de son architecture témoigne de la richesse historique de différentes époques : arts Roman et Gothique se mêlent. C'est dans cette même église que vous pourrez visiter le trésor de Pleaux.
Pleaux vit principalement de L’agriculture (élevage) et du tourisme. La bourgade est située dans un site préservé et non pollué avec de nombreuses rivières très poissonneuses, des chemins de randonnées (VTT, pédestres et équestres). Les routes de montagne, souvent très sinueuses, sont très bien entretenues et permettent de découvrir des panoramas spectaculaires et grandioses.
La commune comprend des équipements de loisirs (piscine chauffée, tennis, campings), une bibliothèque municipale, de nombreux commerces et services ainsi qu’un grand marché deux fois par mois et sans oublier d’importantes festivités (concerts, théâtre de rue, artisans d’art etc…) qui sont autant d’atouts pour des vacances pleinement réussies
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Le bourg chef-lieu de Pont-de-Salars est le plus important du Lévézou (au sens restreint) en nombre d'habitants. Il doit son développement au fait qu'il se situe sur un passage du Viaur facilité par la construction de la route militaire (D911) de Montauban à Millau au XVIIIe siècle. En fait, le bourg initial correspondait au village de Salars, sur la butte, dont il ne reste aujourd'hui que sa chapelle (XIe siècle). Avec la construction de la route D911, le bourg s'est développé autour du pont le long de la route d'où son nom actuel.
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Pas grand chose à dire sur ces lieux de villégiature 
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Du château du Guildo à la commune de Saint-Cast-le-Guildo
Le Guildo, la ligne de chemin de fer et sa gare (entre 1926 et 1939)
C'est au château du Guildo que résidait le prince Gilles de Bretagne, fils du duc Jean V de Bretagne, emprisonné puis assassiné en 1450.
La bataille de Saint-Cast fut livrée en 1758. Elle vit un débarquement britannique dans la région de Dinard. Ne pouvant franchir la Rance pour attaquer Saint-Malo, défendu par ses fortifications renforcées par Vauban, les troupes britanniques battirent en retraite et cherchèrent à rejoindre leur flotte qui s'était mise à l'abri devant Saint-Cast. Elles furent attaquées et défaites par l'armée française commandée par le duc d'Aiguillon et les volontaires bretons, le 11 septembre, sur la grande plage de Saint-Cast au cours de leur rembarquement.
Sous la Révolution française, la commune, alors nommée Saint-Cast, porta provisoirement le nom de Havre-Cast.
En 1856, la commune de Notre-Dame-du-Guildo est créée à partir de portions de territoire des communes de Saint-Cast et de Saint-Pôtan.
En 1905, Saint-Cast a été le théâtre du naufrage du SS Hilda, où sur la grande plage de nombreux naufragés se sont échoués.
En septembre 1950, naufrage du La Place (F713) dans la baie de la Fresnaye.
Le Guildo fut desservi par deux lignes de chemin de fer secondaire à voie métrique des chemins de fer des Côtes-du-Nord qui le reliaient à Saint-Briac-sur-Mer et à Plancoët de 1906 à 1939.
La commune de Saint-Cast-le-Guildo est née du rattachement de Notre-Dame-du-Guildo à Saint-Cast (fusion simple) qui devient Saint-Cast-le-Guildo, acte effectif au 1er janvier 1972.
Le Guildo, la ligne de chemin de fer et sa gare (entre 1926 et 1939)
C'est au château du Guildo que résidait le prince Gilles de Bretagne, fils du duc Jean V de Bretagne, emprisonné puis assassiné en 1450.
La bataille de Saint-Cast fut livrée en 1758. Elle vit un débarquement britannique dans la région de Dinard. Ne pouvant franchir la Rance pour attaquer Saint-Malo, défendu par ses fortifications renforcées par Vauban, les troupes britanniques battirent en retraite et cherchèrent à rejoindre leur flotte qui s'était mise à l'abri devant Saint-Cast. Elles furent attaquées et défaites par l'armée française commandée par le duc d'Aiguillon et les volontaires bretons, le 11 septembre, sur la grande plage de Saint-Cast au cours de leur rembarquement.
Sous la Révolution française, la commune, alors nommée Saint-Cast, porta provisoirement le nom de Havre-Cast.
En 1856, la commune de Notre-Dame-du-Guildo est créée à partir de portions de territoire des communes de Saint-Cast et de Saint-Pôtan.
En 1905, Saint-Cast a été le théâtre du naufrage du SS Hilda, où sur la grande plage de nombreux naufragés se sont échoués.
En septembre 1950, naufrage du La Place (F713) dans la baie de la Fresnaye.
Le Guildo fut desservi par deux lignes de chemin de fer secondaire à voie métrique des chemins de fer des Côtes-du-Nord qui le reliaient à Saint-Briac-sur-Mer et à Plancoët de 1906 à 1939.
La commune de Saint-Cast-le-Guildo est née du rattachement de Notre-Dame-du-Guildo à Saint-Cast (fusion simple) qui devient Saint-Cast-le-Guildo, acte effectif au 1er janvier 1972.
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Au fil de l'eau, Valence-d'Agen dévoile ses charmes
Les lavoirs de Valence-d'Agen ( la depeche.fr )
Villes et villages, Tarn-et-Garonne, Valence
Publié le 28/06/2016 à 11:48 , mis à jour le 13/06/2018 à 12:23
Entre Garonne et canal, l'ancienne bastide, avec ses lavoirs, ses halles, son marché de producteurs, a gardé son authenticité.
Bastide anglaise du XIIIe siècle, Valence-d'Agen durant toute son histoire a été marquée par l'omniprésence de l'eau. Fondée en bordure de basse plaine, la cité était entourée de zones humides que les municipalités successives s'employèrent à assainir notamment lorsque la commune devint durant cinq ans chef-lieu de district du Lot-et-Garonne lors de la Révolution française.
Des lavoirs somptueux
Dans le talus tourné vers la Garonne, une fontaine réaménagée permit d'établir le lavoir du Théron à la fin du XVIIIe siècle. Une autre fontaine et le comblement de mares malsaines donnèrent naissance au lavoir Saint-Bernard après 1807, complété en 1924. La jolie toiture semi-circulaire fut rajoutée à la demande des lavandières pour les préserver des intempéries. Inscrits à l'inventaire des monuments historiques, ces deux monuments sont, par leurs proportions, leur volume, leur conception simple et pratique, deux chefs-d'œuvre du patrimoine rural lié à l'eau. À la fin du XIXe et au début du XXe, la commune poursuit son développement en édifiant une halle, des boulevards, un foirail et une église neuve de style néogothique. À proximité, on peut flâner sous les couverts des maisons à ambans qui entourent la place Nationale. C'est ici que le mardi et le samedi, les producteurs locaux placent leurs étals pour le marché. Ville animée, la commune organise deux événements culturels et artistiques majeurs du département : Canal en scène, 1re édition, en remplacement cet été de la cinéscénie Au fil de l'eau et Noël en cirque. Avec son anneau de vitesse pour le roller skating et son stade Evelyne-Jean-Baylet, Valence-d'Agen est aussi une ville résolument sportive.
Les lavoirs de Valence-d'Agen ( la depeche.fr )
Villes et villages, Tarn-et-Garonne, Valence
Publié le 28/06/2016 à 11:48 , mis à jour le 13/06/2018 à 12:23
Entre Garonne et canal, l'ancienne bastide, avec ses lavoirs, ses halles, son marché de producteurs, a gardé son authenticité.
Bastide anglaise du XIIIe siècle, Valence-d'Agen durant toute son histoire a été marquée par l'omniprésence de l'eau. Fondée en bordure de basse plaine, la cité était entourée de zones humides que les municipalités successives s'employèrent à assainir notamment lorsque la commune devint durant cinq ans chef-lieu de district du Lot-et-Garonne lors de la Révolution française.
Des lavoirs somptueux
Dans le talus tourné vers la Garonne, une fontaine réaménagée permit d'établir le lavoir du Théron à la fin du XVIIIe siècle. Une autre fontaine et le comblement de mares malsaines donnèrent naissance au lavoir Saint-Bernard après 1807, complété en 1924. La jolie toiture semi-circulaire fut rajoutée à la demande des lavandières pour les préserver des intempéries. Inscrits à l'inventaire des monuments historiques, ces deux monuments sont, par leurs proportions, leur volume, leur conception simple et pratique, deux chefs-d'œuvre du patrimoine rural lié à l'eau. À la fin du XIXe et au début du XXe, la commune poursuit son développement en édifiant une halle, des boulevards, un foirail et une église neuve de style néogothique. À proximité, on peut flâner sous les couverts des maisons à ambans qui entourent la place Nationale. C'est ici que le mardi et le samedi, les producteurs locaux placent leurs étals pour le marché. Ville animée, la commune organise deux événements culturels et artistiques majeurs du département : Canal en scène, 1re édition, en remplacement cet été de la cinéscénie Au fil de l'eau et Noël en cirque. Avec son anneau de vitesse pour le roller skating et son stade Evelyne-Jean-Baylet, Valence-d'Agen est aussi une ville résolument sportive.
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Le nom officiel et français de la commune est Vazerac, prononcé [va.zə.ʁak]. Ceci est une francisation du nom occitan originel Vasarac.
Histoire ( wikipedia )
Au XIIe siècle, la cuvette où se trouve actuellement le village n'était qu'un vaste marécage alimenté par les eaux de la Lupte, les lieux étaient recouverts par une forêt impénétrable, traversée par l'ancienne voie romaine de Cahors à Moissac.
C'est au long de cette ancienne route, vers 1180, que les moines de l'ordre de Cluny édifièrent une église dédiée à saint Julien, c'était une étape de la Via Podiensis, le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Autour de cette Église naîtra un village de modestes maisons de colombages et de torchis. Après avoir enduré destructions et reconstructions au fil de l'histoire, la voici enfin, immense vaisseau de pierre blanche, avec son clocher barlong depuis le XVIIe siècle, classée monument historique, elle a été récemment rénovée ainsi que le parvis et le cœur du village.
Lieux et monuments
L'église Saint-Julien, inscrite au titre des monuments historiques en 1978
L'église de Moncalvignac, dédiée à saint Blaise et située sur les coteaux au sud du bourg
Le Château de Blauzac, qui est une maison forte des XIVe siècle-XVe siècle, juchée à 174 m d'altitude sur un ancien oppidum romain dominant la rive gauche de la Lupte. Au cours de son histoire, il a subi des modifications caractéristiques qui lui donnent un air de château anglais
Canhac-en-Quercy
Histoire ( wikipedia )
Au XIIe siècle, la cuvette où se trouve actuellement le village n'était qu'un vaste marécage alimenté par les eaux de la Lupte, les lieux étaient recouverts par une forêt impénétrable, traversée par l'ancienne voie romaine de Cahors à Moissac.
C'est au long de cette ancienne route, vers 1180, que les moines de l'ordre de Cluny édifièrent une église dédiée à saint Julien, c'était une étape de la Via Podiensis, le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Autour de cette Église naîtra un village de modestes maisons de colombages et de torchis. Après avoir enduré destructions et reconstructions au fil de l'histoire, la voici enfin, immense vaisseau de pierre blanche, avec son clocher barlong depuis le XVIIe siècle, classée monument historique, elle a été récemment rénovée ainsi que le parvis et le cœur du village.
Lieux et monuments
L'église Saint-Julien, inscrite au titre des monuments historiques en 1978
L'église de Moncalvignac, dédiée à saint Blaise et située sur les coteaux au sud du bourg
Le Château de Blauzac, qui est une maison forte des XIVe siècle-XVe siècle, juchée à 174 m d'altitude sur un ancien oppidum romain dominant la rive gauche de la Lupte. Au cours de son histoire, il a subi des modifications caractéristiques qui lui donnent un air de château anglais
Canhac-en-Quercy
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Re: Cartes postales
Histoire de Verdun sur Garonne ( wikipédia )
La région de Verdun était déjà peuplée au Paléolithique : des sites furent découverts à l'ouest de la commune, sur des terrasses supérieures, au bord des ruisseaux de Nadesse, Dère, Pontarras et Segonde. Au nord et au sud, des sites surplombant la Garonne de 20 mètres, occupés du néolithique à l'époque gallo-romaine, permettaient par leur situation le contrôle du trafic fluvial. Plusieurs racloirs datant de l'âge du bronze furent découverts sur le territoire de la commune.
Deux fouilles furent entreprises en 1996 sur la place de l'église par monsieur Pons du service régional de l'archéologie, les tessons de poterie en colombins furent datées de l'âge du bronze, de l'âge du fer, de l'époque médiévale et d'époques plus proches de nous.
Plusieurs peuples se succédèrent et se cumulèrent à Verdun :
à l'âge du fer, les Tolosates ;
au IIIe siècle av. J.-C., le peuple celte des Volques Tectosages ;
en -51, invasion de la Gaule par Jules César, Verdun sous Jules César se situe en Novempopulanie ;
invasions germaniques ;
au Ve siècle, invasion des Vandales et des Wisigoths qui ravagent la région et s'installent le long de la Garonne ;
au VIe siècle, invasion des Vascons, c'est à cette époque que la Novempopulanie devint la Vasconie.
Pastoureaux lors du massacre de 500 juifs de la ville en 1320.
En 1279, Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse, fonde la bastide de Verdun pour le compte du roi de France.
En 1320, 500 juifs sont massacrés dans la ville lors de la Croisade des pastoureaux.
La judicature de Verdun, créée sous Saint-Louis était limitrophe des possessions anglaises avant comme après le traité de Brétigny. Durant la guerre de Cent Ans le village eut à souffrir des incursions anglaises qui y semèrent la ruine et la désolation.
Verdun avait obtenu, en 1342, la faveur de relever son enceinte détruite en vertu d'un article du traité de Paris.
Verdun était le siège de la Jugerie de Verdun qui fut, en 1469, réunie à la Jugerie de Rivière dont le siège était à Montréjeau (Haute-Garonne), au pied des Pyrénées pour devenir la Jugerie de Rivière-Verdun. Terre d'Élections pour les États Généraux, la Jugerie, formée de nombreuses enclaves entre la Gascogne et le Languedoc, s'étirait de la frontière espagnole jusqu'au sud de Montauban.
Comme toutes les provinces de la France de l'Ancien Régime, la Jugerie de Rivière-Verdun disparaît en 1790 à la création des départements.
Toponymie
Le nom Verdun est d'origine celtique : Verodunum est issu de *dunon, forteresse et *ver(o), augmentatif ou superlatif ; l'ensemble peut s'interpréter comme « très puissante forteresse ». De nombreux noms témoignent de l'installation d'une population celte dans la zone garonnaise, aux limites d'une l'Aquitania proto-basque, future Novempopulanie.
On retrouve aussi des noms liés à la présence de voies romaines dont l'une reliait Montauriol à Auch comme Peyremil pour une borne milliaire.
La région de Verdun était déjà peuplée au Paléolithique : des sites furent découverts à l'ouest de la commune, sur des terrasses supérieures, au bord des ruisseaux de Nadesse, Dère, Pontarras et Segonde. Au nord et au sud, des sites surplombant la Garonne de 20 mètres, occupés du néolithique à l'époque gallo-romaine, permettaient par leur situation le contrôle du trafic fluvial. Plusieurs racloirs datant de l'âge du bronze furent découverts sur le territoire de la commune.
Deux fouilles furent entreprises en 1996 sur la place de l'église par monsieur Pons du service régional de l'archéologie, les tessons de poterie en colombins furent datées de l'âge du bronze, de l'âge du fer, de l'époque médiévale et d'époques plus proches de nous.
Plusieurs peuples se succédèrent et se cumulèrent à Verdun :
à l'âge du fer, les Tolosates ;
au IIIe siècle av. J.-C., le peuple celte des Volques Tectosages ;
en -51, invasion de la Gaule par Jules César, Verdun sous Jules César se situe en Novempopulanie ;
invasions germaniques ;
au Ve siècle, invasion des Vandales et des Wisigoths qui ravagent la région et s'installent le long de la Garonne ;
au VIe siècle, invasion des Vascons, c'est à cette époque que la Novempopulanie devint la Vasconie.
Pastoureaux lors du massacre de 500 juifs de la ville en 1320.
En 1279, Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse, fonde la bastide de Verdun pour le compte du roi de France.
En 1320, 500 juifs sont massacrés dans la ville lors de la Croisade des pastoureaux.
La judicature de Verdun, créée sous Saint-Louis était limitrophe des possessions anglaises avant comme après le traité de Brétigny. Durant la guerre de Cent Ans le village eut à souffrir des incursions anglaises qui y semèrent la ruine et la désolation.
Verdun avait obtenu, en 1342, la faveur de relever son enceinte détruite en vertu d'un article du traité de Paris.
Verdun était le siège de la Jugerie de Verdun qui fut, en 1469, réunie à la Jugerie de Rivière dont le siège était à Montréjeau (Haute-Garonne), au pied des Pyrénées pour devenir la Jugerie de Rivière-Verdun. Terre d'Élections pour les États Généraux, la Jugerie, formée de nombreuses enclaves entre la Gascogne et le Languedoc, s'étirait de la frontière espagnole jusqu'au sud de Montauban.
Comme toutes les provinces de la France de l'Ancien Régime, la Jugerie de Rivière-Verdun disparaît en 1790 à la création des départements.
Toponymie
Le nom Verdun est d'origine celtique : Verodunum est issu de *dunon, forteresse et *ver(o), augmentatif ou superlatif ; l'ensemble peut s'interpréter comme « très puissante forteresse ». De nombreux noms témoignent de l'installation d'une population celte dans la zone garonnaise, aux limites d'une l'Aquitania proto-basque, future Novempopulanie.
On retrouve aussi des noms liés à la présence de voies romaines dont l'une reliait Montauriol à Auch comme Peyremil pour une borne milliaire.
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Re: Cartes postales
Monuments et Curiosités de Villebrumier ( villebrumier.fr )
Le Château
Peu avant 1820, Pierre Gerla fit construire le Château qui fut ensuite agrandi et embelli par la famille de Marigny notamment grâce aux faïences signées de Gaston Virebent, lauréat de l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse.
A la fin du XIXe, Jean de Marigny et son épouse Charlotte Depeyre (fille d’un ancien Garde des Sceaux),y tenaient salon le jeudi et recevaient notables et artistes, parmi lesquels Antoine Bourdelle, le célèbre sculpteur né à Montauban, qui, à l’occasion, composait des poésies dont un recueil, intitulé «Villebrumier», figure parmi les archives du musée qui porte son nom à Paris.
Pendant la Guerre 39/45, les locaux seront réquisitionnés pour accueillir d’abord des Réfugiés, ensuite des soldats allemands en convalescence et enfin des Français Prisonniers de Guerre ou Requis de retour pour un séjour sanitaire.
De 1960 à 1990, la propriété a servi d’exploitation agricole (plantation d’arbres fruitiers notamment) tandis que le château cessait d’être entretenu. En 1989, une vente aux enchères des derniers meubles et biens contenus à l’intérieur fut organisée.
Depuis 1996, Bernard et Jeannie Laporte ont restauré l’édifice et aménagé le parc.
L'Eglise
L'église actuelle du village n'est pas la première construite à Villebrumier. Au Moyen-Age, on trouve mention de l'Eglise Notre Dame, située proche du cimetière actuel. Le 9 juin 1721, une dernière messe y fut célébrée avant d'entreprendre la démolition de l'édifice. La nouvelle église (l'actuelle) située à l'intérieur du village pouvait alors entrer en fonction. Dédiée à Saint Théodard, elle a été construite par Jean Long, charpentier et Jean Lacombe, maçon habitant tout deux à Montauban. En 1742, son clocher qui allait s'écrouler a été démoli et remplacé par un clocher-mur en brique foraine est représentatif du style Toulousain.
Le Lavoir
Le lavoir a été construit en 1862 sous le second empire. Il est l'oeuvre de Louis Vedier, un artisan tonnelier, charpentier et maçon. Captant une source intarissable qui coule au pied de la colline, le lavoir est resté jusqu'aux années 60 le rendez-vous des lavandières et des habitants venant récupérer de l'eau pour leur consommation personnelle, pour les animaux ou l'arrosage.
Le pont
Durant longtemps, pour franchir le Tarn, on utilisait un bac tiré par un câble tendu au dessus des eaux manoeuvré par un passeur. En 1857 fut édifié un pont suspendu dont le passage était soumis à péage jusqu'en 1878. Durement ébranlé par la crue de 1930, le pont a été remplacé par le pont actuel long de 122m.
Le Château
Peu avant 1820, Pierre Gerla fit construire le Château qui fut ensuite agrandi et embelli par la famille de Marigny notamment grâce aux faïences signées de Gaston Virebent, lauréat de l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse.
A la fin du XIXe, Jean de Marigny et son épouse Charlotte Depeyre (fille d’un ancien Garde des Sceaux),y tenaient salon le jeudi et recevaient notables et artistes, parmi lesquels Antoine Bourdelle, le célèbre sculpteur né à Montauban, qui, à l’occasion, composait des poésies dont un recueil, intitulé «Villebrumier», figure parmi les archives du musée qui porte son nom à Paris.
Pendant la Guerre 39/45, les locaux seront réquisitionnés pour accueillir d’abord des Réfugiés, ensuite des soldats allemands en convalescence et enfin des Français Prisonniers de Guerre ou Requis de retour pour un séjour sanitaire.
De 1960 à 1990, la propriété a servi d’exploitation agricole (plantation d’arbres fruitiers notamment) tandis que le château cessait d’être entretenu. En 1989, une vente aux enchères des derniers meubles et biens contenus à l’intérieur fut organisée.
Depuis 1996, Bernard et Jeannie Laporte ont restauré l’édifice et aménagé le parc.
L'Eglise
L'église actuelle du village n'est pas la première construite à Villebrumier. Au Moyen-Age, on trouve mention de l'Eglise Notre Dame, située proche du cimetière actuel. Le 9 juin 1721, une dernière messe y fut célébrée avant d'entreprendre la démolition de l'édifice. La nouvelle église (l'actuelle) située à l'intérieur du village pouvait alors entrer en fonction. Dédiée à Saint Théodard, elle a été construite par Jean Long, charpentier et Jean Lacombe, maçon habitant tout deux à Montauban. En 1742, son clocher qui allait s'écrouler a été démoli et remplacé par un clocher-mur en brique foraine est représentatif du style Toulousain.
Le Lavoir
Le lavoir a été construit en 1862 sous le second empire. Il est l'oeuvre de Louis Vedier, un artisan tonnelier, charpentier et maçon. Captant une source intarissable qui coule au pied de la colline, le lavoir est resté jusqu'aux années 60 le rendez-vous des lavandières et des habitants venant récupérer de l'eau pour leur consommation personnelle, pour les animaux ou l'arrosage.
Le pont
Durant longtemps, pour franchir le Tarn, on utilisait un bac tiré par un câble tendu au dessus des eaux manoeuvré par un passeur. En 1857 fut édifié un pont suspendu dont le passage était soumis à péage jusqu'en 1878. Durement ébranlé par la crue de 1930, le pont a été remplacé par le pont actuel long de 122m.
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Re: Cartes postales
Heuuu! j' aurais présenté comme cela
Monuments et Curiosités de Villebrumier ( villebrumier.fr )
Le Château

Peu avant 1820, Pierre Gerla fit construire le Château qui fut ensuite agrandi et embelli par la famille de Marigny notamment grâce aux faïences signées de Gaston Virebent, lauréat de l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse.
A la fin du XIXe, Jean de Marigny et son épouse Charlotte Depeyre (fille d’un ancien Garde des Sceaux),y tenaient salon le jeudi et recevaient notables et artistes, parmi lesquels Antoine Bourdelle, le célèbre sculpteur né à Montauban, qui, à l’occasion, composait des poésies dont un recueil, intitulé «Villebrumier», figure parmi les archives du musée qui porte son nom à Paris.
Pendant la Guerre 39/45, les locaux seront réquisitionnés pour accueillir d’abord des Réfugiés, ensuite des soldats allemands en convalescence et enfin des Français Prisonniers de Guerre ou Requis de retour pour un séjour sanitaire.
De 1960 à 1990, la propriété a servi d’exploitation agricole (plantation d’arbres fruitiers notamment) tandis que le château cessait d’être entretenu. En 1989, une vente aux enchères des derniers meubles et biens contenus à l’intérieur fut organisée.
Depuis 1996, Bernard et Jeannie Laporte ont restauré l’édifice et aménagé le parc.
L'Eglise

L'église actuelle du village n'est pas la première construite à Villebrumier. Au Moyen-Age, on trouve mention de l'Eglise Notre Dame, située proche du cimetière actuel. Le 9 juin 1721, une dernière messe y fut célébrée avant d'entreprendre la démolition de l'édifice. La nouvelle église (l'actuelle) située à l'intérieur du village pouvait alors entrer en fonction. Dédiée à Saint Théodard, elle a été construite par Jean Long, charpentier et Jean Lacombe, maçon habitant tout deux à Montauban. En 1742, son clocher qui allait s'écrouler a été démoli et remplacé par un clocher-mur en brique foraine est représentatif du style Toulousain.
Le Lavoir

Le lavoir a été construit en 1862 sous le second empire. Il est l'oeuvre de Louis Vedier, un artisan tonnelier, charpentier et maçon. Captant une source intarissable qui coule au pied de la colline, le lavoir est resté jusqu'aux années 60 le rendez-vous des lavandières et des habitants venant récupérer de l'eau pour leur consommation personnelle, pour les animaux ou l'arrosage.
Le pont

Durant longtemps, pour franchir le Tarn, on utilisait un bac tiré par un câble tendu au dessus des eaux manoeuvré par un passeur. En 1857 fut édifié un pont suspendu dont le passage était soumis à péage jusqu'en 1878. Durement ébranlé par la crue de 1930, le pont a été remplacé par le pont actuel long de 122m.
Monuments et Curiosités de Villebrumier ( villebrumier.fr )
Le Château

Peu avant 1820, Pierre Gerla fit construire le Château qui fut ensuite agrandi et embelli par la famille de Marigny notamment grâce aux faïences signées de Gaston Virebent, lauréat de l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse.
A la fin du XIXe, Jean de Marigny et son épouse Charlotte Depeyre (fille d’un ancien Garde des Sceaux),y tenaient salon le jeudi et recevaient notables et artistes, parmi lesquels Antoine Bourdelle, le célèbre sculpteur né à Montauban, qui, à l’occasion, composait des poésies dont un recueil, intitulé «Villebrumier», figure parmi les archives du musée qui porte son nom à Paris.
Pendant la Guerre 39/45, les locaux seront réquisitionnés pour accueillir d’abord des Réfugiés, ensuite des soldats allemands en convalescence et enfin des Français Prisonniers de Guerre ou Requis de retour pour un séjour sanitaire.
De 1960 à 1990, la propriété a servi d’exploitation agricole (plantation d’arbres fruitiers notamment) tandis que le château cessait d’être entretenu. En 1989, une vente aux enchères des derniers meubles et biens contenus à l’intérieur fut organisée.
Depuis 1996, Bernard et Jeannie Laporte ont restauré l’édifice et aménagé le parc.
L'Eglise

L'église actuelle du village n'est pas la première construite à Villebrumier. Au Moyen-Age, on trouve mention de l'Eglise Notre Dame, située proche du cimetière actuel. Le 9 juin 1721, une dernière messe y fut célébrée avant d'entreprendre la démolition de l'édifice. La nouvelle église (l'actuelle) située à l'intérieur du village pouvait alors entrer en fonction. Dédiée à Saint Théodard, elle a été construite par Jean Long, charpentier et Jean Lacombe, maçon habitant tout deux à Montauban. En 1742, son clocher qui allait s'écrouler a été démoli et remplacé par un clocher-mur en brique foraine est représentatif du style Toulousain.
Le Lavoir

Le lavoir a été construit en 1862 sous le second empire. Il est l'oeuvre de Louis Vedier, un artisan tonnelier, charpentier et maçon. Captant une source intarissable qui coule au pied de la colline, le lavoir est resté jusqu'aux années 60 le rendez-vous des lavandières et des habitants venant récupérer de l'eau pour leur consommation personnelle, pour les animaux ou l'arrosage.
Le pont

Durant longtemps, pour franchir le Tarn, on utilisait un bac tiré par un câble tendu au dessus des eaux manoeuvré par un passeur. En 1857 fut édifié un pont suspendu dont le passage était soumis à péage jusqu'en 1878. Durement ébranlé par la crue de 1930, le pont a été remplacé par le pont actuel long de 122m.
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Re: Cartes postales
Tu vas nous le fâcher !!!
OK je sors
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Re: Cartes postales
Bravo philou
...moi je ne sais pas agrandir les photos
j'veux bien un cours
Et pour Jean-Pierre
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Re: Cartes postales
Histoire de Beauville ( wikipédia et divers )
Beauville a été jusqu'au XVIe siècle le siège d'une importante baronnie de l'Agenais, possession de la famille féodale de Beauville puis Talleyrand-Périgord dont l’évêque d’Autun fut le dernier baron.
François de Beauville a mené en 1574 la défense du château contre les protestants.
Même si le plan du village, organisé autour d'une place à arcades a suggéré que Beauville pouvait être une bastide "oubliée", son existence était bien antérieure à la période de création des bastides à la fin du XIIe siècle. C'était typiquement un bourg seigneurial contre son château. Seule la partie centrale du village actuel a un plan proche de celui d'une bastide, alors que les maisons les plus proches du château ont disparu. Il est probable que le seigneur ait loti et mis à disposition le terrain aux habitants, avec la même disposition et des droits similaires à ceux d'une véritable bastide, tout simplement pour ne pas voir sa population partir vers les nombreuses bastides nouvellement créées dans les environs.
Saint Roch est le saint protecteur du village. Né vers l'an 1200 à Montpellier, il mourut jeune dans des conditions misérables. Au XVIe siècle, son évocation écarta le fléau de la lèpre qui anéantissait le bétail de Beauville. Une chapelle fut construite en son honneur sur les hauts de Beauville. Elle s'écroula avec le temps. Une croix de pierre la rappelle encore aujourd'hui à côté de l'actuel château d'eau.
La benediction des chevaux ( FR3 )
C'est une tradition qui remonte au 14ème siècle. Lors d'une grande peste qui décimait la population et les bêtes, les paysans ont invoqué Saint Roch, célèbre pour sa capacité à soigner les maux les plus terribles. Aujourd'hui la tradition perdure comme ont pu le constater J-M Daguenet et B-P Morin.
Beauville a été jusqu'au XVIe siècle le siège d'une importante baronnie de l'Agenais, possession de la famille féodale de Beauville puis Talleyrand-Périgord dont l’évêque d’Autun fut le dernier baron.
François de Beauville a mené en 1574 la défense du château contre les protestants.
Même si le plan du village, organisé autour d'une place à arcades a suggéré que Beauville pouvait être une bastide "oubliée", son existence était bien antérieure à la période de création des bastides à la fin du XIIe siècle. C'était typiquement un bourg seigneurial contre son château. Seule la partie centrale du village actuel a un plan proche de celui d'une bastide, alors que les maisons les plus proches du château ont disparu. Il est probable que le seigneur ait loti et mis à disposition le terrain aux habitants, avec la même disposition et des droits similaires à ceux d'une véritable bastide, tout simplement pour ne pas voir sa population partir vers les nombreuses bastides nouvellement créées dans les environs.
Saint Roch est le saint protecteur du village. Né vers l'an 1200 à Montpellier, il mourut jeune dans des conditions misérables. Au XVIe siècle, son évocation écarta le fléau de la lèpre qui anéantissait le bétail de Beauville. Une chapelle fut construite en son honneur sur les hauts de Beauville. Elle s'écroula avec le temps. Une croix de pierre la rappelle encore aujourd'hui à côté de l'actuel château d'eau.
La benediction des chevaux ( FR3 )
C'est une tradition qui remonte au 14ème siècle. Lors d'une grande peste qui décimait la population et les bêtes, les paysans ont invoqué Saint Roch, célèbre pour sa capacité à soigner les maux les plus terribles. Aujourd'hui la tradition perdure comme ont pu le constater J-M Daguenet et B-P Morin.
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Re: Cartes postales
Histoire d'un fruit
Le pruneau d'Agen ( pruneau.fr )
Venu de Chine par la route de la soie, le prunier s'établit dans tout le bassin méditerranéen sous l'impulsion des Grecs et des Romains. Le séchage au soleil ou dans des fours à pain est largement utilisé selon les régions pour faire du pruneau. Le pruneau est un fruit séché, à haute valeur nutritionnelle, qui se conserve longtemps pour les besoins alimentaires des mauvaises saisons comme pour les longs voyages en caravanes ou sur mer. Le pruneau est connu depuis l'Antiquité pour ses vertus nutritionnelles, diététiques ou médicales. Il est recommandé par les médecins Grecs, Romains et Arabes. De nombreux auteurs en font état dans leurs ouvrages : Archilochus Pollux, Virgile, Pline l'ancien, Xénophon, Hippocrate, Gallien, Discoride, Paladius Rutilius Taurus, Avicenne, Ibn Al Beithar, Cohen Al Attar, Mesué Damascae,...
En Gaule, c'est dans la première province Romaine dite la Narbonnaise, qui s'étendait jusqu'au Quercy actuel, aux portes de l'Agenais, que les Romains ont planté plusieurs variétés de prunes, dont la prune de Saint Antonin dite aussi prune Maurine, petite prune bleue sans doute la plus ancienne et la plus répandue, qui produisait un pruneau très noir et de petit calibre.
C'est au XII siècle, au retour de la IIIème croisade, que les moines Bénédictins de l'Abbaye de Clairac dans la vallée du Lot (entre Agen et Villeneuve) eurent l'idée de greffer des pruniers locaux avec de nouveaux plants de pruniers de Damas ramenés de Syrie. Une nouvelle variété de prunes est créée, elle est appelée Prune d'Ente (du vieux français « enter » qui signifie greffer).
Cette nouvelle variété à peau fine d'une belle robe bleu mauve à pruine (fine couche cireuse légèrement poudreuse) blanche est bien adaptée aux terroirs du Sud-Ouest, à son climat comme aux conditions de séchage. Le nouveau pruneau qui en résulte est d'un gros calibre avec des saveurs et des arômes délicats. Le futur pruneau d'Agen était né ! C'est grâce à son port sur la Garonne, qu'Agen est devenu la ville principale des expéditions de pruneaux. Ils étaient embarqués sur les « gabarres », petits bateaux à voile et de hallage, qui transportaient sur la Garonne les marchandises vers Bordeaux où ils étaient transbordés sur des bateaux adaptés à la navigation en mer. Comme ces pruneaux étaient estampillés du nom du port d'embarquement d'origine, ils étaient connu sous la dénomination « Pruneaux d'Agen ».
Au cours de l'hiver 1709, un froid terrible détruisit un grand nombre de pruniers. Les vergers seront par la suite plantés plus à l'ouest, dans la région du Villeneuvois et de l'Agenais, réputée moins froide, sur les terres argilo-calcaires de la Guyenne et de la Gascogne faisant de cette région du Sud-Ouest, le long des vallées et des coteaux de la Garonne et du Lot, la terre d'élection de la culture du pruneau d'Agen.
Energétique, riche en fibres, minéraux et vitamines, facile à stocker, le pruneau d'Agen connaîtra un essor considérable du 17ème siècle à la fin du 19ème. Le pruneau d'Agen a toujours fait partie des ravitaillements de la marine à voile du temps de la Royale et plus tard de la marine marchande à vapeur. Ainsi embarqué comme provision de bord pour les voyages au long cours, le pruneau d'Agen fera le tour du monde au-delà des mers et des océans, sur tous les continents. Les marins l'appréciaient pour son goût et ses qualités nutritionnelles. Mélangé à un appareil à flan composé d'oeufs de farine et de sucre les marins créeront ainsi la fameuse recette du far breton aux pruneaux.
Le pruneau d'Agen ( pruneau.fr )
Venu de Chine par la route de la soie, le prunier s'établit dans tout le bassin méditerranéen sous l'impulsion des Grecs et des Romains. Le séchage au soleil ou dans des fours à pain est largement utilisé selon les régions pour faire du pruneau. Le pruneau est un fruit séché, à haute valeur nutritionnelle, qui se conserve longtemps pour les besoins alimentaires des mauvaises saisons comme pour les longs voyages en caravanes ou sur mer. Le pruneau est connu depuis l'Antiquité pour ses vertus nutritionnelles, diététiques ou médicales. Il est recommandé par les médecins Grecs, Romains et Arabes. De nombreux auteurs en font état dans leurs ouvrages : Archilochus Pollux, Virgile, Pline l'ancien, Xénophon, Hippocrate, Gallien, Discoride, Paladius Rutilius Taurus, Avicenne, Ibn Al Beithar, Cohen Al Attar, Mesué Damascae,...
En Gaule, c'est dans la première province Romaine dite la Narbonnaise, qui s'étendait jusqu'au Quercy actuel, aux portes de l'Agenais, que les Romains ont planté plusieurs variétés de prunes, dont la prune de Saint Antonin dite aussi prune Maurine, petite prune bleue sans doute la plus ancienne et la plus répandue, qui produisait un pruneau très noir et de petit calibre.
C'est au XII siècle, au retour de la IIIème croisade, que les moines Bénédictins de l'Abbaye de Clairac dans la vallée du Lot (entre Agen et Villeneuve) eurent l'idée de greffer des pruniers locaux avec de nouveaux plants de pruniers de Damas ramenés de Syrie. Une nouvelle variété de prunes est créée, elle est appelée Prune d'Ente (du vieux français « enter » qui signifie greffer).
Cette nouvelle variété à peau fine d'une belle robe bleu mauve à pruine (fine couche cireuse légèrement poudreuse) blanche est bien adaptée aux terroirs du Sud-Ouest, à son climat comme aux conditions de séchage. Le nouveau pruneau qui en résulte est d'un gros calibre avec des saveurs et des arômes délicats. Le futur pruneau d'Agen était né ! C'est grâce à son port sur la Garonne, qu'Agen est devenu la ville principale des expéditions de pruneaux. Ils étaient embarqués sur les « gabarres », petits bateaux à voile et de hallage, qui transportaient sur la Garonne les marchandises vers Bordeaux où ils étaient transbordés sur des bateaux adaptés à la navigation en mer. Comme ces pruneaux étaient estampillés du nom du port d'embarquement d'origine, ils étaient connu sous la dénomination « Pruneaux d'Agen ».
Au cours de l'hiver 1709, un froid terrible détruisit un grand nombre de pruniers. Les vergers seront par la suite plantés plus à l'ouest, dans la région du Villeneuvois et de l'Agenais, réputée moins froide, sur les terres argilo-calcaires de la Guyenne et de la Gascogne faisant de cette région du Sud-Ouest, le long des vallées et des coteaux de la Garonne et du Lot, la terre d'élection de la culture du pruneau d'Agen.
Energétique, riche en fibres, minéraux et vitamines, facile à stocker, le pruneau d'Agen connaîtra un essor considérable du 17ème siècle à la fin du 19ème. Le pruneau d'Agen a toujours fait partie des ravitaillements de la marine à voile du temps de la Royale et plus tard de la marine marchande à vapeur. Ainsi embarqué comme provision de bord pour les voyages au long cours, le pruneau d'Agen fera le tour du monde au-delà des mers et des océans, sur tous les continents. Les marins l'appréciaient pour son goût et ses qualités nutritionnelles. Mélangé à un appareil à flan composé d'oeufs de farine et de sucre les marins créeront ainsi la fameuse recette du far breton aux pruneaux.
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Château et sa chapelle Notre-Dame à Buzet-sur-Baïse ( monumentum.fr )
Historique :
En 1293-1294, le château est pillé et incendié par les Anglais. L'édifice de plan rectangulaire est flanqué, à l'est et à l'ouest, de deux tours rondes, et sur sa façade d'une tour hexagonale contenant un escalier à vis. Les substructures sont sans doute très anciennes (11e siècle ?). Après l'incendie, le château est reconstruit puis remanié aux 15e et 16e siècles. Des aménagements sont effectués durant les trois siècles suivants. A l'intérieur, la chambre de Madame à l'est et celle de Monsieur à l'ouest, conservent leurs plafonds peints à la française remontant au 17e siècle. D'autres traces de peinture existent ailleurs. Le parc s'étend à l'avant, au sud. Il conserve une haute tour ronde, vestige de l'ancien château fort. Plus loin se trouvent des vestiges de "fabriques" : petit pavillon en ruine, grottes artificielles, crypte Saint-Joseph, tracés d'allées. L'ancienne église paroissiale date des 13e et 16e siècles. L'ancienne église est, avec la vieille tour, le seul témoignage subsistant du vieux bourg médiéval. A la Révolution, elle fut transformée en temple de la Raison. Délaissée, en 1849, au cours de l'office, un gros bloc de mortier se détache de la voûte. L'église est alors définitivement fermée et vendue. Une nouvelle église est bâtie en 1862. Le clocher précède une nef unique à contreforts, terminée par un chevet à pans coupés, percés de hautes fenêtres à remplage. La voûte, qui a disparu, était supportée par un réseau d'arcs à pénétration sur des demi-colonnes engagées. Deux chapelles sont situées de part et d'autre de la nef. Des modifications réalisées au 19e siècle ont affecté l'aspect de l'ensemble : aménagement d'une chapelle et d'une crypte percée d'un portail ; fermeture du choeur.
Eléments protégés :
Ancienne église paroissiale (ancienne chapelle du château) (cad. E 243) : inscription par arrêté du 22 novembre 1989 ; Château : façades et toitures ; au rez-de-chaussée : cheminées de la salle à manger et de la salle de compagnie. Tour ronde au milieu du parc. Façades et toitures des communs. Vestiges architecturaux du parc, y compris le portique à colonnes. Sol et vestiges qu'il recèle de la parcelle E 479 (cad. E 242, 244, 245, 479) : inscription par arrêté du 22 novembre 1989 ; Plafonds peints des chambres du premier étage (cad. E 245) : classement par arrêté du 19 septembre 1991
Périodes de construction :
13e siècle;14e siècle;15e siècle;16e siècle;17e siècle;19e siècle
Propriété privée
Historique :
En 1293-1294, le château est pillé et incendié par les Anglais. L'édifice de plan rectangulaire est flanqué, à l'est et à l'ouest, de deux tours rondes, et sur sa façade d'une tour hexagonale contenant un escalier à vis. Les substructures sont sans doute très anciennes (11e siècle ?). Après l'incendie, le château est reconstruit puis remanié aux 15e et 16e siècles. Des aménagements sont effectués durant les trois siècles suivants. A l'intérieur, la chambre de Madame à l'est et celle de Monsieur à l'ouest, conservent leurs plafonds peints à la française remontant au 17e siècle. D'autres traces de peinture existent ailleurs. Le parc s'étend à l'avant, au sud. Il conserve une haute tour ronde, vestige de l'ancien château fort. Plus loin se trouvent des vestiges de "fabriques" : petit pavillon en ruine, grottes artificielles, crypte Saint-Joseph, tracés d'allées. L'ancienne église paroissiale date des 13e et 16e siècles. L'ancienne église est, avec la vieille tour, le seul témoignage subsistant du vieux bourg médiéval. A la Révolution, elle fut transformée en temple de la Raison. Délaissée, en 1849, au cours de l'office, un gros bloc de mortier se détache de la voûte. L'église est alors définitivement fermée et vendue. Une nouvelle église est bâtie en 1862. Le clocher précède une nef unique à contreforts, terminée par un chevet à pans coupés, percés de hautes fenêtres à remplage. La voûte, qui a disparu, était supportée par un réseau d'arcs à pénétration sur des demi-colonnes engagées. Deux chapelles sont situées de part et d'autre de la nef. Des modifications réalisées au 19e siècle ont affecté l'aspect de l'ensemble : aménagement d'une chapelle et d'une crypte percée d'un portail ; fermeture du choeur.
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Ancienne église paroissiale (ancienne chapelle du château) (cad. E 243) : inscription par arrêté du 22 novembre 1989 ; Château : façades et toitures ; au rez-de-chaussée : cheminées de la salle à manger et de la salle de compagnie. Tour ronde au milieu du parc. Façades et toitures des communs. Vestiges architecturaux du parc, y compris le portique à colonnes. Sol et vestiges qu'il recèle de la parcelle E 479 (cad. E 242, 244, 245, 479) : inscription par arrêté du 22 novembre 1989 ; Plafonds peints des chambres du premier étage (cad. E 245) : classement par arrêté du 19 septembre 1991
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archéologie médiévale
Apchon se situe au NO du département du Cantal, à quelques kilomètres de Riom-ès-Montagne. Le château, installé sur une table basaltique culminant à 1 119 m d’altitude, domine le village et les gorges alentours. La plateforme sommitale portant les vestiges a vraisemblablement été remodelée afin de permettre l’installation de la forteresse médiévale. Le château d’Apchon, qui existe au moins dès le XI e s., appartenait à l’une des familles les plus prestigieuses et les plus influentes d’Auvergne durant le Moyen Âge. Au XV e s., il se composait de cinq tours reliées par des courtines, de deux corps de logis perpendiculaires se prolongeant à une de leurs extrémités par une tour engagée, d’une grange et d’une écurie. L’enceinte enserrait la totalité du pourtour de l’éperon.
Les sondages réalisés sur le château ont été motivés par le projet de consolidation des ruines de la plateforme sommitale. Des observations archéologiques des élévations et de sondages sédimentaires ont été effectués.
Cette étude avait pour but de répondre principalement à deux interrogations. La première concernait les conditions d’accès au château depuis l’ouest. Une hypothèse ancienne plaçait en effet l’entrée cavalière au niveau de la tour ouest – ce qui apparaît toutefois difficile à soutenir au vu de la topographie du flanc ouest de l’éperon. Il semble plus raisonnable d’envisager de placer l’entrée principale du château au niveau du rempart reliant cette tour à la tour prolongeant le corps de logis nord.
La seconde interrogation concernait l’extension des corps de logis formant équerre au NE. Le plan du vaste bâtiment flanqué contre la muraille orientale a pu être restitué. Sa façade ouest vient s’appuyer contre le logis nord et lui est donc postérieure, mais elle résulte peut-être d’une reconstruction d’une partie du bâtiment. Un niveau de cour extérieure ainsi qu’un niveau de sol appartenant au logis oriental ont été observés.
La plateforme sommitale mériterait d’être explorée plus largement dans le but d’asseoir de façon satisfaisante la chronologie des vestiges qui demeure fragile faute de critères de datation objectifs.
Apchon se situe au NO du département du Cantal, à quelques kilomètres de Riom-ès-Montagne. Le château, installé sur une table basaltique culminant à 1 119 m d’altitude, domine le village et les gorges alentours. La plateforme sommitale portant les vestiges a vraisemblablement été remodelée afin de permettre l’installation de la forteresse médiévale. Le château d’Apchon, qui existe au moins dès le XI e s., appartenait à l’une des familles les plus prestigieuses et les plus influentes d’Auvergne durant le Moyen Âge. Au XV e s., il se composait de cinq tours reliées par des courtines, de deux corps de logis perpendiculaires se prolongeant à une de leurs extrémités par une tour engagée, d’une grange et d’une écurie. L’enceinte enserrait la totalité du pourtour de l’éperon.
Les sondages réalisés sur le château ont été motivés par le projet de consolidation des ruines de la plateforme sommitale. Des observations archéologiques des élévations et de sondages sédimentaires ont été effectués.
Cette étude avait pour but de répondre principalement à deux interrogations. La première concernait les conditions d’accès au château depuis l’ouest. Une hypothèse ancienne plaçait en effet l’entrée cavalière au niveau de la tour ouest – ce qui apparaît toutefois difficile à soutenir au vu de la topographie du flanc ouest de l’éperon. Il semble plus raisonnable d’envisager de placer l’entrée principale du château au niveau du rempart reliant cette tour à la tour prolongeant le corps de logis nord.
La seconde interrogation concernait l’extension des corps de logis formant équerre au NE. Le plan du vaste bâtiment flanqué contre la muraille orientale a pu être restitué. Sa façade ouest vient s’appuyer contre le logis nord et lui est donc postérieure, mais elle résulte peut-être d’une reconstruction d’une partie du bâtiment. Un niveau de cour extérieure ainsi qu’un niveau de sol appartenant au logis oriental ont été observés.
La plateforme sommitale mériterait d’être explorée plus largement dans le but d’asseoir de façon satisfaisante la chronologie des vestiges qui demeure fragile faute de critères de datation objectifs.
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L’étymologie du mot Arpajon
Vient-il du latin Arcarum pagus, village des sépultures, ou bien d'Ararum pagus, village des autels, ou encore d'Arese pagus, village de Minerve, Arese étant un surnom de Minerve ? Vient-il d'Ar podium, Ar étant une racine celtique signifiant l'élévation, et podium, nom latin qui a fait Puy ? Une charte de 1180 cite Arpoios et une de 1269 parle d'Apaio. Dans le patois actuel, « nous allons à Arpajon » se dit « bons ol pajiou ». Faut-il voir dans le changement de l'a en o et de l'r en i, changement assez fréquent, l'explication de la traduction de Arpaio par Ol Pajiou, Puy Gioli et Arpajon ? Les deux étymologies peuvent se soutenir sans contradiction.
Quoiqu'il en soit, il est certain que dès la seconde moitié du IIIe siècle, Arpajon a été le siège d'une importante station gallo-romaine. On y a trouvé de nombreuses sépultures de cette époque. Dans l'ancien cimetière, le puy Gioli, ou noms Jovis, on croit reconnaître les vestiges d'un temple (sacellum), consacré à Jupiter. Le vieux pont sur la Cère, à 200 mètres du bourg en bordure du chemin GC 58 serait également construit sur les fondations d'un pont romain.
Le Père Dominique de Jésus rapporte qu'il y avait encore de son temps dans l'église d'Arpajon, une pierre tombale en marbre blanc avec l'inscription « Constantius nobilis ». Cette pierre fut détruite au XVIIe siècle.
De 1836 à 1841, de nombreux objets en bronze et en fer, des fragments de poteries sigillées, des médailles romaines, des urnes funéraires, des statuettes en terre blanche de Vénus et de Minerve, des bustes d'empereurs et d'animaux furent découverts. Des monnaies de bronze de la colonie de Nîmes, des empereurs Claude, Dominique, Nerva, Trajan, adrien et Antonin étaient particulièrement nombreuses.
A la fin du XIXe siècle, on découvrit au Bousquet une urne funéraire en verre contenant des cendres et des fragments d'ossements. Des débris de pierres tombales, des briques à rebord et des fragments de poteries sigillées furent également trouvés dans les mêmes parages. Enfin, il y a quelques années, on mit à jour une stèle en trachyte représentant le dieu Mars.
La plupart de ces pièces appartiennent au Musée Rames à Aurillac ou à des amateurs locaux.
L'église
Elle était autrefois un prieuré relevant de la communauté des prêtres d'Aurillac. L'ancienne église, de style roman, dédiée à Saint Vincent, ,s'élevait à la place de l'église actuelle, consacrée le 27 septembre 1869 par Mgr de Pompignac, évêque de Saint-Flour.
Cette statue, probablement du XVIIe siècle, a remplacé la Vierge noire apportée peut-être des Croisades par quelque pieux gentilhomme de la contrée. Astorg VII d'Aurillac, baron de Conros, accompagna le roi Saint-Louis à la croisade en 1267. un titre sur parchemin du 5 février 1521 (archives de la paroisse d'Arpajon) fait mention de la fondation d'une messe basse « de Mortuis » à célébrer tous les lundis à l'autel de Notre-Dame de Grâces. La statue disparut sans doute pendant les guerres de religion.Dans la chapelle de droite, se trouve une Vierge miraculeuse Notre Dame de Grâces. C'est une Vierge en pied de 1,40 m de haut, tenant l'enfant Jésus sur son bras. Elle est peinte de diverses couleurs recouverte en plusieurs endroits d'une couche de plâtre ou de stuc ; elle n'est pas finement travaillée et paraît porter la marque des restaurations successives. Au XVIIe siècle, les consuls d'Aurillac y envoyaient un certain nombre de cierges. Pendant la Révolution, la statue fut soustraite par une main pieuse à la fureur des bandes de Milhaud.
(Traduit du « Guide du Cantal » de Delmont)
Vient-il du latin Arcarum pagus, village des sépultures, ou bien d'Ararum pagus, village des autels, ou encore d'Arese pagus, village de Minerve, Arese étant un surnom de Minerve ? Vient-il d'Ar podium, Ar étant une racine celtique signifiant l'élévation, et podium, nom latin qui a fait Puy ? Une charte de 1180 cite Arpoios et une de 1269 parle d'Apaio. Dans le patois actuel, « nous allons à Arpajon » se dit « bons ol pajiou ». Faut-il voir dans le changement de l'a en o et de l'r en i, changement assez fréquent, l'explication de la traduction de Arpaio par Ol Pajiou, Puy Gioli et Arpajon ? Les deux étymologies peuvent se soutenir sans contradiction.
Quoiqu'il en soit, il est certain que dès la seconde moitié du IIIe siècle, Arpajon a été le siège d'une importante station gallo-romaine. On y a trouvé de nombreuses sépultures de cette époque. Dans l'ancien cimetière, le puy Gioli, ou noms Jovis, on croit reconnaître les vestiges d'un temple (sacellum), consacré à Jupiter. Le vieux pont sur la Cère, à 200 mètres du bourg en bordure du chemin GC 58 serait également construit sur les fondations d'un pont romain.
Le Père Dominique de Jésus rapporte qu'il y avait encore de son temps dans l'église d'Arpajon, une pierre tombale en marbre blanc avec l'inscription « Constantius nobilis ». Cette pierre fut détruite au XVIIe siècle.
De 1836 à 1841, de nombreux objets en bronze et en fer, des fragments de poteries sigillées, des médailles romaines, des urnes funéraires, des statuettes en terre blanche de Vénus et de Minerve, des bustes d'empereurs et d'animaux furent découverts. Des monnaies de bronze de la colonie de Nîmes, des empereurs Claude, Dominique, Nerva, Trajan, adrien et Antonin étaient particulièrement nombreuses.
A la fin du XIXe siècle, on découvrit au Bousquet une urne funéraire en verre contenant des cendres et des fragments d'ossements. Des débris de pierres tombales, des briques à rebord et des fragments de poteries sigillées furent également trouvés dans les mêmes parages. Enfin, il y a quelques années, on mit à jour une stèle en trachyte représentant le dieu Mars.
La plupart de ces pièces appartiennent au Musée Rames à Aurillac ou à des amateurs locaux.
L'église
Elle était autrefois un prieuré relevant de la communauté des prêtres d'Aurillac. L'ancienne église, de style roman, dédiée à Saint Vincent, ,s'élevait à la place de l'église actuelle, consacrée le 27 septembre 1869 par Mgr de Pompignac, évêque de Saint-Flour.
Cette statue, probablement du XVIIe siècle, a remplacé la Vierge noire apportée peut-être des Croisades par quelque pieux gentilhomme de la contrée. Astorg VII d'Aurillac, baron de Conros, accompagna le roi Saint-Louis à la croisade en 1267. un titre sur parchemin du 5 février 1521 (archives de la paroisse d'Arpajon) fait mention de la fondation d'une messe basse « de Mortuis » à célébrer tous les lundis à l'autel de Notre-Dame de Grâces. La statue disparut sans doute pendant les guerres de religion.Dans la chapelle de droite, se trouve une Vierge miraculeuse Notre Dame de Grâces. C'est une Vierge en pied de 1,40 m de haut, tenant l'enfant Jésus sur son bras. Elle est peinte de diverses couleurs recouverte en plusieurs endroits d'une couche de plâtre ou de stuc ; elle n'est pas finement travaillée et paraît porter la marque des restaurations successives. Au XVIIe siècle, les consuls d'Aurillac y envoyaient un certain nombre de cierges. Pendant la Révolution, la statue fut soustraite par une main pieuse à la fureur des bandes de Milhaud.
(Traduit du « Guide du Cantal » de Delmont)
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Histoire d'Aurillac ( Wikipédia )
On peut penser qu'à l'époque gauloise, le site régional primitif de la cité était sur les hauteurs qui dominent la ville à Saint-Jean-de-Dône (« Dône » = dunum) et que, comme la plupart des oppida, il a été abandonné après la conquête romaine au profit d'une ville nouvelle établie dans la plaine. Avec le retour de l'insécurité du Bas-Empire, on assiste au mouvement d'enchâtellement : un nouveau site fortifié est établi à mi-pente entre l'ancien oppidum et l'ancienne ville gallo-romaine, là où se trouve aujourd'hui le château Saint-Étienne.
L'histoire de la ville n'est réellement connue qu'à partir de 856, année de naissance du comte Géraud d'Aurillac, au château dont son père, nommé aussi Géraud, était le seigneur. Vers 885, celui-ci fonde une abbaye bénédictine qui portera plus tard son nom.
C’est dans ce monastère, reconstruit au XIe siècle, qu’étudiera Gerbert, premier pape français sous le nom de Sylvestre II.
La ville s’est constituée sur un territoire de sauveté qui est situé entre quatre croix et qui a été fondée en 898 par Géraud, peu après l'abbaye. De forme circulaire, la première unité urbaine s'est formée à proximité immédiate de l’abbaye d'Aurillac. Géraud meurt vers 910 mais son rayonnement est tel qu’au fil des siècles, Géraud est toujours resté un prénom de baptême répandu dans la population d'Aurillac et des environs.
Aurillac. Maisons au bord de la Jordanne.
C’est au XIIIe siècle que l'on commence à bien connaître les coutumes municipales grâce à un conflit entre les consuls et les abbés. Après la prise du château Saint-Étienne en 1255 et deux sentences arbitrales appelées les Paix d'Aurillac, les relations se normaliseront.
Aux XIIIe et XIVe siècles, Aurillac soutient plusieurs sièges contre les Anglais et au XVIe siècle, continue à subir les guerres civiles et religieuses.
L'influence de l'abbaye décline avec sa sécularisation et sa mise en commende.
En 1569, la ville est livrée par trahison aux protestants, les habitants torturés, rançonnés et l'abbaye saccagée. Toute sa bibliothèque et toutes ses archives sont brûlées.
Avant la Révolution, Aurillac abrite un présidial et porte le titre de capitale de la Haute-Auvergne. En 1794, après une période d'alternance avec Saint-Flour, Aurillac devient définitivement le chef-lieu du Cantal.
C’est l'arrivée de la voie ferrée, en 1866, qui accélère le développement de la cité.
Au premier recensement, en 1759, Aurillac comptait 6 268 habitants, elle en compte aujourd'hui environ 25 000.
On peut penser qu'à l'époque gauloise, le site régional primitif de la cité était sur les hauteurs qui dominent la ville à Saint-Jean-de-Dône (« Dône » = dunum) et que, comme la plupart des oppida, il a été abandonné après la conquête romaine au profit d'une ville nouvelle établie dans la plaine. Avec le retour de l'insécurité du Bas-Empire, on assiste au mouvement d'enchâtellement : un nouveau site fortifié est établi à mi-pente entre l'ancien oppidum et l'ancienne ville gallo-romaine, là où se trouve aujourd'hui le château Saint-Étienne.
L'histoire de la ville n'est réellement connue qu'à partir de 856, année de naissance du comte Géraud d'Aurillac, au château dont son père, nommé aussi Géraud, était le seigneur. Vers 885, celui-ci fonde une abbaye bénédictine qui portera plus tard son nom.
C’est dans ce monastère, reconstruit au XIe siècle, qu’étudiera Gerbert, premier pape français sous le nom de Sylvestre II.
La ville s’est constituée sur un territoire de sauveté qui est situé entre quatre croix et qui a été fondée en 898 par Géraud, peu après l'abbaye. De forme circulaire, la première unité urbaine s'est formée à proximité immédiate de l’abbaye d'Aurillac. Géraud meurt vers 910 mais son rayonnement est tel qu’au fil des siècles, Géraud est toujours resté un prénom de baptême répandu dans la population d'Aurillac et des environs.
Aurillac. Maisons au bord de la Jordanne.
C’est au XIIIe siècle que l'on commence à bien connaître les coutumes municipales grâce à un conflit entre les consuls et les abbés. Après la prise du château Saint-Étienne en 1255 et deux sentences arbitrales appelées les Paix d'Aurillac, les relations se normaliseront.
Aux XIIIe et XIVe siècles, Aurillac soutient plusieurs sièges contre les Anglais et au XVIe siècle, continue à subir les guerres civiles et religieuses.
L'influence de l'abbaye décline avec sa sécularisation et sa mise en commende.
En 1569, la ville est livrée par trahison aux protestants, les habitants torturés, rançonnés et l'abbaye saccagée. Toute sa bibliothèque et toutes ses archives sont brûlées.
Avant la Révolution, Aurillac abrite un présidial et porte le titre de capitale de la Haute-Auvergne. En 1794, après une période d'alternance avec Saint-Flour, Aurillac devient définitivement le chef-lieu du Cantal.
C’est l'arrivée de la voie ferrée, en 1866, qui accélère le développement de la cité.
Au premier recensement, en 1759, Aurillac comptait 6 268 habitants, elle en compte aujourd'hui environ 25 000.
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Ben! à tous les deux on va y arriver
P.S. : Bien rentré des Pyrénées à la maison de Bordeaux, on a retrouvé un peu plus de soleil et de chaleur
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Mais c'est bien sur

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Histoire de la commune de Boisset ( Geneawiki )
Le château de Boisset fut aménagé en couvent en 1323. Son existence est prouvée jusqu'en 1625.
Un autre couvent plus modeste a été reconstruit à proximité de l'église et abrite aujourd'hui deux appartements.
On trouve plus loin le château d'Entraygues qui est en excellent état de conservation.
Bien que située en Châtaigneraie, Boisset a longtemps été rattachée au Baillage du Carladès, dont le siège est dans la vallée de la Cère, à Vic. Sur cinq juridictions établies, Boisset hérite de la Prévôté.
Le château de Boisset fut aménagé en couvent en 1323. Son existence est prouvée jusqu'en 1625.
Un autre couvent plus modeste a été reconstruit à proximité de l'église et abrite aujourd'hui deux appartements.
On trouve plus loin le château d'Entraygues qui est en excellent état de conservation.
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Re: Cartes postales
Papou poustache a fait de nombreuses photos de ce village
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Re: Cartes postales
Bonjour à tous ! 

Champagnac (15)
La mine de charbon de Champagnac qui était la plus importante d'Auvergne employait 800 mineurs en 1938, moins de 250 en 1959 quand on décida de la fermer. En 1991, le musée a été inauguré, il retrace l'histoire de la mine, il a été agrandi en 2007.


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Champagnac (15)
La mine de charbon de Champagnac qui était la plus importante d'Auvergne employait 800 mineurs en 1938, moins de 250 en 1959 quand on décida de la fermer. En 1991, le musée a été inauguré, il retrace l'histoire de la mine, il a été agrandi en 2007.


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Re: Cartes postales
Édite par la montagne
Dans le sillage des mineurs de Decazeville qui dénonçaient, en 1886, l’inégale distribution du produit national alors que les crédits des exploitants explosaient et que les salaires stagnaient, le mouvement allait toucher de nouveaux bassins miniers. À Champagnac-les-Mines, où l’exploitation minière se situait dans l’étroit peloton des entreprises françaises de plus de 500 salariés, la grève s’étendra de la mi-mai à la mi-août 1895. Le plus long conflit social de l’histoire cantalienne.
L'ancienne Haute-Auvergne portait le nom de son volcan depuis cent ans lorsque le Cantal se réveilla. Des grondements sourds en provenance des galeries souterraines résonnent dans le bassin minier de Champagnac.
Depuis l'arrivée du chemin de fer en 1882, avec l'ouverture de la ligne Eygurande-Bort-les-Orgues-Largnac, l'activité de la contrée contraste dans le paysage d'un département demeuré profondément rural. L'exploitation houillère étendue sur plus de 700 hectares, comprend 4 puits, 5.715 m de galeries, 9 machines à vapeur, 5 chevaux à l'intérieur et 8 chevaux à l'extérieur.
La formule du bonheur
Au seuil de « La Belle Époque », alors que des conflits sociaux éclatent un peu partout en France, l'effervescence des « gueules noires » de Champagnac est imminente. Le Cantal où, paradoxalement, le fait syndical s'était à peine dessiné, va connaître le plus long conflit social de toute son histoire. La grève, entourée par un mouvement de solidarité d'une ampleur exceptionnelle salué par Jean Jaurès à la une de La Dépêche de Toulouse aura même un écho national.
« De toutes parts, on se rue à la conquête de la formule du bonheur, alors que les questions sociales n'ont jamais été autant en vogue », écrit Alphonse Aymar. L'auteur aurait bien dévolu aux mineurs un rôle beaucoup plus méritoire que de se lancer dans l'aventure de la grève en déchaînant les passions.
« Une bande de misérables sans entrailles et sans foi »
Le gestionnaire du bureau de bienfaisance de la commune, M. de Lhermite, concevait également que les mineurs se résignent facilement au besoin du pain de chaque jour, malgré la souffrance ou la mort. C'est ainsi que depuis son château qui dominait les puits des mines, il admirait les prolétaires aux sentiments généreux : « Il y a encore du ressort dans ces populations, alors qu'elles sont poussées à la révolte par une bande de misérables sans entrailles et sans foi ».
L'essor du syndicat
À l'opposé, le journal Le Progrès du Cantal imaginait quel aurait été l'étonnement des législateurs de 1789 qui avaient rédigé la déclaration des Droits de l'Homme, si on leur avait dit que, cent ans après sous une République, les Droits de l'Homme seraient à ce point bafoués.
À la fin de l'année 1894 Michel Rondet, secrétaire général de la Fédération des mineurs de France, vient animer une conférence sur la place du marché de Champagnac en présence de 400 mineurs. Plus de la moitié d'entre eux s'inscrivent à l'organisation syndicale. Les élections prochaines des membres de la caisse de secours et de retraite vont constituer un premier test. La liste syndicale obtient une écrasante majorité.
« Le prolétariat du Cantal a l’œil sur nous »
Le syndicat prend vite de l'importance. Les rares partisans du patronat sont furieux. Un groupe d'ouvriers dénonce leur attitude dans la presse locale. Ils traitent de « bande noire » tous ceux qui en font partie.
« Comme s'il y avait une quelconque honte à être noir quand on sort de la mine !, rétorquent les mineurs. N'est-ce pas notre noblesse à nous mineurs, de travailler pour extraire du sol le précieux produit qui devrait nous procurer l'aisance ? S'ils espèrent par là arrêter l'essor du syndicat, ils se trompent, car nous avons décidé d'aller jusqu'au bout ». La décision d'un grand mouvement mûrissait dans les têtes…
Peu avant le 1er mai, au nom de la Chambre syndicale, Cinier lance un appel dans le journal de la Fédération nationale des mineurs pour que le travail soit interrompu aux mines de Champagnac le jour de la Fête internationale du prolétariat. Une première dans le département depuis le premier 1er mai, en 1890. Ce jour-là, L'Avenir du Cantal s'était insurgé contre la revendication des trois-huit, persuadé que « les ouvriers ruraux, honnêtes et intelligents, se moquaient des utopistes ». Les ouvriers cantaliens, dispersés et inorganisés, ne manifestèrent pas. Et le rédacteur de L'Avenir du Cantal est persuadé que cette journée ne laissera aucune trace dans l'histoire.
Circulaire confidentielle
Le 1er mai 1895 annonce une mobilisation exceptionnelle sous l'impulsion du délégué mineur. Le commissaire spécial d'Aurillac relate l'appel paru dans le Rappel social sous le pseudonyme Vindex, que la chambre syndicale fait placarder. Le travail est interrompu le 1 er mai à Champagnac. Une grande réunion est organisée au local habituel, scierie Bonnard et un discours prononcé à propos de la Fête des travailleurs, pour réclamer la journée de 8 heures et la paix universelle. Un cortège se forme pour se rendre au village où une manifestation parcourt les rues.
« Les manifestations devront être dispersées ou réprimées »
« Les travailleurs célébreront dignement la fête internationale du prolétariat », conclut le délégué mineur dans le journal. L'appel de la Chambre syndicale pour que les mineurs s'unissent aux prolétaires du monde entier se veut exemplaire : « Que personne ne manque au rendez-vous en faveur de l'émancipation ouvrière. Le prolétariat du Cantal à l''il sur nous, songeons que nous sommes l'avant-garde du parti socialiste et que rang oblige… »
Le sous-préfet de Mauriac s'adresse au préfet du Cantal, précisant que les ouvriers envisagent de travailler le dimanche suivant à titre de compensation. Une circulaire confidentielle du 24 avril du ministère de l'Intérieur invite le préfet à ne tolérer sous aucun prétexte les manifestations du 1 er mai. « Elles seront rigoureusement interdites, qu'il s'agisse de rassemblements dans la rue ou de marches professionnelles, et devront être dispersées ou réprimées ».
Ce jour-là, à 4 heures du matin, un ruban rouge orné de deux mains entrelacées à la boutonnière, faisant fi de l'interdiction de manifester, les mineurs se réunissent dans les prés et les chemins donnant accès aux galeries avant de former le cortège. Si le lendemain, ils n'ont pas eu à « recourir au drapeau de la grève », et bien que la direction de la mine n'ait pas mis ses menaces à exécution, chacun savait qu'un mouvement important allait se produire.
Serges Mazières
______________________________________________________________________
Dans le sillage des mineurs de Decazeville qui dénonçaient, en 1886, l’inégale distribution du produit national alors que les crédits des exploitants explosaient et que les salaires stagnaient, le mouvement allait toucher de nouveaux bassins miniers. À Champagnac-les-Mines, où l’exploitation minière se situait dans l’étroit peloton des entreprises françaises de plus de 500 salariés, la grève s’étendra de la mi-mai à la mi-août 1895. Le plus long conflit social de l’histoire cantalienne.
L'ancienne Haute-Auvergne portait le nom de son volcan depuis cent ans lorsque le Cantal se réveilla. Des grondements sourds en provenance des galeries souterraines résonnent dans le bassin minier de Champagnac.
Depuis l'arrivée du chemin de fer en 1882, avec l'ouverture de la ligne Eygurande-Bort-les-Orgues-Largnac, l'activité de la contrée contraste dans le paysage d'un département demeuré profondément rural. L'exploitation houillère étendue sur plus de 700 hectares, comprend 4 puits, 5.715 m de galeries, 9 machines à vapeur, 5 chevaux à l'intérieur et 8 chevaux à l'extérieur.
La formule du bonheur
Au seuil de « La Belle Époque », alors que des conflits sociaux éclatent un peu partout en France, l'effervescence des « gueules noires » de Champagnac est imminente. Le Cantal où, paradoxalement, le fait syndical s'était à peine dessiné, va connaître le plus long conflit social de toute son histoire. La grève, entourée par un mouvement de solidarité d'une ampleur exceptionnelle salué par Jean Jaurès à la une de La Dépêche de Toulouse aura même un écho national.
« De toutes parts, on se rue à la conquête de la formule du bonheur, alors que les questions sociales n'ont jamais été autant en vogue », écrit Alphonse Aymar. L'auteur aurait bien dévolu aux mineurs un rôle beaucoup plus méritoire que de se lancer dans l'aventure de la grève en déchaînant les passions.
« Une bande de misérables sans entrailles et sans foi »
Le gestionnaire du bureau de bienfaisance de la commune, M. de Lhermite, concevait également que les mineurs se résignent facilement au besoin du pain de chaque jour, malgré la souffrance ou la mort. C'est ainsi que depuis son château qui dominait les puits des mines, il admirait les prolétaires aux sentiments généreux : « Il y a encore du ressort dans ces populations, alors qu'elles sont poussées à la révolte par une bande de misérables sans entrailles et sans foi ».
L'essor du syndicat
À l'opposé, le journal Le Progrès du Cantal imaginait quel aurait été l'étonnement des législateurs de 1789 qui avaient rédigé la déclaration des Droits de l'Homme, si on leur avait dit que, cent ans après sous une République, les Droits de l'Homme seraient à ce point bafoués.
À la fin de l'année 1894 Michel Rondet, secrétaire général de la Fédération des mineurs de France, vient animer une conférence sur la place du marché de Champagnac en présence de 400 mineurs. Plus de la moitié d'entre eux s'inscrivent à l'organisation syndicale. Les élections prochaines des membres de la caisse de secours et de retraite vont constituer un premier test. La liste syndicale obtient une écrasante majorité.
« Le prolétariat du Cantal a l’œil sur nous »
Le syndicat prend vite de l'importance. Les rares partisans du patronat sont furieux. Un groupe d'ouvriers dénonce leur attitude dans la presse locale. Ils traitent de « bande noire » tous ceux qui en font partie.
« Comme s'il y avait une quelconque honte à être noir quand on sort de la mine !, rétorquent les mineurs. N'est-ce pas notre noblesse à nous mineurs, de travailler pour extraire du sol le précieux produit qui devrait nous procurer l'aisance ? S'ils espèrent par là arrêter l'essor du syndicat, ils se trompent, car nous avons décidé d'aller jusqu'au bout ». La décision d'un grand mouvement mûrissait dans les têtes…
Peu avant le 1er mai, au nom de la Chambre syndicale, Cinier lance un appel dans le journal de la Fédération nationale des mineurs pour que le travail soit interrompu aux mines de Champagnac le jour de la Fête internationale du prolétariat. Une première dans le département depuis le premier 1er mai, en 1890. Ce jour-là, L'Avenir du Cantal s'était insurgé contre la revendication des trois-huit, persuadé que « les ouvriers ruraux, honnêtes et intelligents, se moquaient des utopistes ». Les ouvriers cantaliens, dispersés et inorganisés, ne manifestèrent pas. Et le rédacteur de L'Avenir du Cantal est persuadé que cette journée ne laissera aucune trace dans l'histoire.
Circulaire confidentielle
Le 1er mai 1895 annonce une mobilisation exceptionnelle sous l'impulsion du délégué mineur. Le commissaire spécial d'Aurillac relate l'appel paru dans le Rappel social sous le pseudonyme Vindex, que la chambre syndicale fait placarder. Le travail est interrompu le 1 er mai à Champagnac. Une grande réunion est organisée au local habituel, scierie Bonnard et un discours prononcé à propos de la Fête des travailleurs, pour réclamer la journée de 8 heures et la paix universelle. Un cortège se forme pour se rendre au village où une manifestation parcourt les rues.
« Les manifestations devront être dispersées ou réprimées »
« Les travailleurs célébreront dignement la fête internationale du prolétariat », conclut le délégué mineur dans le journal. L'appel de la Chambre syndicale pour que les mineurs s'unissent aux prolétaires du monde entier se veut exemplaire : « Que personne ne manque au rendez-vous en faveur de l'émancipation ouvrière. Le prolétariat du Cantal à l''il sur nous, songeons que nous sommes l'avant-garde du parti socialiste et que rang oblige… »
Le sous-préfet de Mauriac s'adresse au préfet du Cantal, précisant que les ouvriers envisagent de travailler le dimanche suivant à titre de compensation. Une circulaire confidentielle du 24 avril du ministère de l'Intérieur invite le préfet à ne tolérer sous aucun prétexte les manifestations du 1 er mai. « Elles seront rigoureusement interdites, qu'il s'agisse de rassemblements dans la rue ou de marches professionnelles, et devront être dispersées ou réprimées ».
Ce jour-là, à 4 heures du matin, un ruban rouge orné de deux mains entrelacées à la boutonnière, faisant fi de l'interdiction de manifester, les mineurs se réunissent dans les prés et les chemins donnant accès aux galeries avant de former le cortège. Si le lendemain, ils n'ont pas eu à « recourir au drapeau de la grève », et bien que la direction de la mine n'ait pas mis ses menaces à exécution, chacun savait qu'un mouvement important allait se produire.
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Re: Cartes postales
Bonjour à tous ! 

Coltines (15)

Aujourd'hui


Le Plomb du Cantal
La première référence littéraire à cette montagne apparaît sous la graphie Pont de Cantal dans un poème provençal du XIIIe siècle composé par Guilhem Anelier. Il faudrait cependant simplement y voir une faute de copiste pour Pom, le nom en ancien français de « pommeau », qui s'appliquerait alors judicieusement à la forme arrondie du sommet. Localement, on l'appelle d'ailleurs « le poing », en raison de ce sommet arrondi.
C'est d'ailleurs cette forme pom qui apparaît en 1268 dans la première mention administrative connue du nom de ce sommet : « ... in montanis de Bana et de Monte Jovio, usque ad Pom de Cantal » (traduction : « dans les montagnes de Bane et de Monjou, jusqu'au Plomb du Cantal »).
L'origine du mot cantal / chantal, courant en Auvergne, est plus incertaine. Selon Albert Dauzat, le suffixe prélatin allu de l'ancienne forme *Cantallu, indique une origine prélatine dont le radical pourrait être le mot gaulois Cant = brillant, évoquant l'apparence de l'ensemble des monts Cantal.
La montagne se nomme Torta del Chantal ou Pom del Chantal en occitan auvergnat

Le Plomb du Cantal depuis le col du Prat de Bouc

Philou


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Le Plomb du Cantal
La première référence littéraire à cette montagne apparaît sous la graphie Pont de Cantal dans un poème provençal du XIIIe siècle composé par Guilhem Anelier. Il faudrait cependant simplement y voir une faute de copiste pour Pom, le nom en ancien français de « pommeau », qui s'appliquerait alors judicieusement à la forme arrondie du sommet. Localement, on l'appelle d'ailleurs « le poing », en raison de ce sommet arrondi.
C'est d'ailleurs cette forme pom qui apparaît en 1268 dans la première mention administrative connue du nom de ce sommet : « ... in montanis de Bana et de Monte Jovio, usque ad Pom de Cantal » (traduction : « dans les montagnes de Bane et de Monjou, jusqu'au Plomb du Cantal »).
L'origine du mot cantal / chantal, courant en Auvergne, est plus incertaine. Selon Albert Dauzat, le suffixe prélatin allu de l'ancienne forme *Cantallu, indique une origine prélatine dont le radical pourrait être le mot gaulois Cant = brillant, évoquant l'apparence de l'ensemble des monts Cantal.
La montagne se nomme Torta del Chantal ou Pom del Chantal en occitan auvergnat

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Re: Cartes postales
Abbaye de Feniers à Condat ( Carte des Monuments Historiques français )
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
Sur la route de Condat à Marcenat
15190 Condat - France
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
6008 Féniers 15190 Condat
Historique :
Abbaye cistercienne fondée en 1173, désaffectée à la Révolution, et ruinée par deux incendies en 1857 et 1872. Presque toutes les pierres de paille servirent à construire le village voisin. A cette époque, l'abbaye se composait d'une église en croix latine avec une nef, des bas-côtés, deux chapelles dans les transepts. Quatre colonnes à chapiteaux supportaient les voûtes romanes du 12e siècle. Les bâtiments de l'abbaye, de forme rectangulaire, comprenaient une façade et deux ailes parallèles encadrant une cour carrée dont l'église constituait le quatrième côté. Deux tourelles carrées flanquaient la façade. Le cloître au niveau de la cour était formé d'arcades en plein cintre supportées par deux colonnettes accouplées. La galerie du midi affectait le style roman ; les arcades de côté le style gothique de la fin du 13e siècle.
Eléments protégés :
Ruines de l'abbaye de Feniers : inscription par arrêté du 16 septembre 1947
Périodes de construction :
12e siècle
Propriété de la commune
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6008 Féniers 15190 Condat
Historique :
Abbaye cistercienne fondée en 1173, désaffectée à la Révolution, et ruinée par deux incendies en 1857 et 1872. Presque toutes les pierres de paille servirent à construire le village voisin. A cette époque, l'abbaye se composait d'une église en croix latine avec une nef, des bas-côtés, deux chapelles dans les transepts. Quatre colonnes à chapiteaux supportaient les voûtes romanes du 12e siècle. Les bâtiments de l'abbaye, de forme rectangulaire, comprenaient une façade et deux ailes parallèles encadrant une cour carrée dont l'église constituait le quatrième côté. Deux tourelles carrées flanquaient la façade. Le cloître au niveau de la cour était formé d'arcades en plein cintre supportées par deux colonnettes accouplées. La galerie du midi affectait le style roman ; les arcades de côté le style gothique de la fin du 13e siècle.
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Ruines de l'abbaye de Feniers : inscription par arrêté du 16 septembre 1947
Périodes de construction :
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