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Toponymie
L'origine du nom de Pamiers est sujet à controverses.
D'aucuns pensent que ce nom viendrait de pam, unité de mesure usitée en ces contrées. Les nouveaux habitants de la cité bénéficiaient en effet de terres gratuites mesurées en pams, ou a pamez.
Néanmoins, l'explication la plus répandue fait intervenir Roger II de Foix, revenant de la première croisade, plus précisément de la région d'Apamée en Syrie. Comme il est parfois coutume à l'époque pour un chevalier rentrant de croisade, il nomme le château et ses dépendances du nom de ses faits d'armes : Castrum Appamiae. Progressivement, ce nom aurait été donné à la ville. Cette hypothèse paraît appuyée par le gentilé des habitants de la ville (Appaméens).
Au Moyen Âge, elle portait aussi le nom de Frédélas, de Frédéric, fils du roi wisigoth Théodoric Ier, mort en 463.
Patrimoine architectural
L'architecture, de style toulousain, fait la part belle à la brique rouge, en incluant parfois la moraine, matériau charrié par l’Ariège. La plupart des bâtiments historiques datent des XVIIe et XVIIIe siècles.
Cathédrale Saint-Antonin
Elle fut reconstruite au XVIIe siècle. Portail et sculptures du XIIe siècle. Voir C.P. Philou.
Église Notre-Dame-du-Camp
L'église Notre-Dame-du-Camp tient son nom (« Notre Dame des Champs ») de sa situation géographique, hors les murs de la ville. Si la construction de l'église date du XIIe siècle, un agrandissement important incluant la construction de la puissante façade en brique, fut effectué au XIVe siècle. Cette façade est la seule partie qui subsistera après la destruction de l’église par les Huguenots en 1577. L’église que nous connaissons aujourd’hui date donc du XVIIe siècle.
Le Carmel
Le couvent des Carmélites de Pamiers fut fondé en 1648 par les sœurs de l'ordre de Sainte Thérèse d'Avila qui, anciennement établies à Auch, vinrent s'installer à Pamiers, et les bâtiments claustraux datent de la fin de ce siècle.
Tour des Cordeliers
Son érection date de 1512. Elle reproduit à l'identique celle des Cordeliers de Toulouse, clocher octogonal à deux étages.
Abbaye de Cailloup
L'ancienne abbaye du Mas-Cailloup (dite aussi « Mas-Vieux ») est une chapelle romane construite dans la première moitié du XIIe siècle.
La Tour de la Monnaie
Il s'agit de la tour de garde d'un atelier monétaire créé en 1419 par Jean Ier. Cet atelier cessa son activité en 1422, conformément à la décision de Charles VII.
Porte de Nerviau
Il s'agit du seul témoignage de l'enceinte fortifiée qui séparait les quartiers du Couserans et du Mercadal. Le dernier remaniement de ce bâtiment date du XVe siècle.
Héraldique

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Coupé d'un et parti de deux : au 1er de gueules au lion d'or, au 2e d'azur à une fleur de lys d'or, au 3e d'or à trois fasces de gueules, au 4e de gueules à l'aigle bicéphale d'or surmontée d'une couronne du même, au 5e de gueules à une tour crénelée de cinq pièces d'argent ouverte, ajourée et maçonnée de sable, au 6e d'or à un ormeau arraché de sinople.
Le blason représente les six quartiers de la ville :
Le Mercadal (autour de la cathédrale), représenté par le lion qui se trouvait dans les armes d'Arnaud de Villemur, évêque de Pamiers au XIVe siècle ;
Villeneuve (autour de la place de la République) qui, par sa fleur de lys, symbolise le paréage avec Philippe le Bel en 1308 ;
Les Trois Barris, représenté par la tour (du boulevard de la Libération jusqu’au marché au bois) ;
Roumengous (du parc municipal jusqu’à l’école de Lestang). Ce quartier est représenté par l’aigle bicéphale, armes des religieux de Saint-Antoine du Viennois, qui fondèrent un hôpital dans le quartier ;
Le Camp (autour de l’église Notre-Dame-du-Camp) est représenté par trois fasces, symbolisant les barrières des champs clos ;
Loumet (seul quartier à l’extérieur des canaux), représenté par un ormeau (« l’olmet » en occitan).
JP
