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Population : 8 811 hab. (1962)
Paramé est un quartier de Saint-Malo, ancienne commune d'Ille-et-Vilaine, qui a fusionné avec Saint-Servan et Saint-Malo le 30 octobre 1967.
Toponymie
Dans les chartes on trouve en 1319 Ecclesia de Passu ramato ; il s'agit là d'une mauvaise latinisation du mot gaulois Parama, et au XVIIe siècle Pasramé. En revanche, le premier registre paroissial de Paramé du 1454, l'un des plus anciens de France, est beaucoup plus fidèle à l'origine du nom, puisqu'il porte en titre le nom de Paramet, devenu Paramé.
Le nom de Paramé vient du mot gaulois Parama, qui veut dire « le plus élevé », et désigne le plateau s'abaissant brusquement jusqu'au niveau de la mer, entre le bas des Rousses et le bas des Masses.
Histoire
La fréquence de pierres taillées sur ses plages attestent d'établissements humains à l'époque préhistorique.
Paramé faisait partie du domaine de l'ancienne tribu gauloise des Coriosolites (avec Corseul puis Aleth comme capitale). L'arrivée des Bretons au VIe siècle fut le fait de moines venus christianiser la région païenne. Peu d'implantations bretonnes, avec seulement quelques noms de lieux de cette origine, tel que Limoëlou, sont à dénombrer. Le bourg de Paramé s'étendait jusqu'au XVIIIe siècle sur le plateau du centre-bourg actuel. L'agrandissement de la ville vers les zones endiguées ne date que du XIXe siècle.
Lieux et monuments civils
Divers
Digue de Paramé ou digue de Rochebonne : elle fut construite de 1883 à 1913. Longue de 1 671 m, elle était destinée à protéger les anciennes dunes de sable de la mer et d'y permettre la construction d'un nouveau quartier, lançant ainsi Paramé comme station balnéaire.
Ancienne mairie de Paramé dans une église de granit du XVIIIe siècle.
Thermes marins : vaste bâtiment du XIXe siècle donnant sur la digue, toujours en activité.
Maison d'Ernest Renan (à toucher les Thermes de Paramé).
Rochers sculptés de Rothéneuf, réalisés par l'abbé Fouré.
Manoirs
Très nombreux, au moins 44 !!
Le manoir de Limoëlou (tertre chauve, en breton) est un manoir-musée du XVIe siècle, du quartier de Rothéneuf de Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine en Bretagne. Musée dédié à Jacques Cartier depuis 1984.
Phare de Rochebonne, également appelé localement et historiquement phare de la Haize.
Malouinières
Plusieurs malouinières notables. Au centre de Paramé L'Ormerie (1725), Rivasselou (1789), La Barre.
Dans la campagne de Paramé: La Chipaudière (1710),
Le Mont Fleury,
Malouinière du Mont Fleury XVIIIe siècle, grandes cheminées, escalier en bois, jardins clos. (situé au Petit-Paramé), aujourd'hui transformé en hôtel.
Malouinière de la Rivière, au lieu-dit le Routhan, (propriété privée, ne se visite pas). Logis de 1730, à trois travées, séparées sur par des oeils-de-boeufs ovales, sur deux niveaux dans la façade sur cour.
Malouinière du Coudray.
Malouinière de Rivasselou, 1789.
Malouinière du Colombier, ou Coulombier.
Châteaux, forts
Fort et pointe de la Varde, fortification du XVIIIe siècle.
Château des Chênes, et son parc, datés de 1709, actuelle école de musique Claude Debussy. Propriété où grandit, au XVIIIe siècle, celle qui devint la vicomtesse de Chateaubriand, la femme de « l'Enchanteur », Céleste Buisson de la Vigne.
Château ou malouinière de la Chipaudière : grande malouinière, bâtie de 1710 à 1720, par François-Auguste Magon de la Lande, armateur malouin et officier de vénerie du roi. Au XVIe siècle appartient à la famille Pépin.
Château de Clairmont, route de château-Malo propriété de l'évêché de Saint-Malo
Château du Colombier.
Monuments religieux
Prieuré Saint Domin, VIe siècle - (détruit au XVIIIe siècle). Constituait un fief vassal de la seigneurie ecclésiastique de Saint-Malo, mais très morcelé . Le recteur de Paramé en était le prieur, ainsi que bailli de l'évêque et du chapitre. En ruines en 1712, il fut quelques décennies plus tard démoli et à la place fut construit le presbytère, à l'angle est du cimetière.
Anciennes armoiries

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Créées en 1931, les armes choisies pour Paramé sont :
« d'azur à un navire à rames d'or, aux voiles gonflées de même, au franc quartier d'argent chargé d'une aigle bicéphale de sable armée et becquée de gueules » .
Chanson
Paramé est connue grâce à la chanson paillarde Le Cocu de Paramé, interprétée par les Frères Jacques en 1965.
Si vous voulez une fille,
Une fille à marier,
N’allez pas la chercher
Au bourg de Paramé,
comme un con.
Refrain :
Ah ! Marions là les filles.
Ah ! Marions là les gars.
N’allez pas la chercher
Au bourg de Paramé,
Car moi j’en ai pris une,
Et j’suis bien emmerdé,
Comme un con.
La première nuit d’mes noces,
Avec elle j’ai couché ...
J’y pass’ la main su’l’ventre,
J’ai senti l’gosse bouger ...
Je me retourne contre le mur,
Et je me mets à chialer ...
Ne pleure pas mon petit Pierre,
Parce que je t’ai cocufié ...
J’t’acheterai une belle vache,
Une vache bien encornée ...
J’y couperai les cornes,
Et je te les ferai porter ...
On dira dans l’village :
V’là l’cocu de Paramé.
JP
