LANDERIBA a écrit : ven. 2 juil. 2021 10:15
Vu dans Tout Terrain Mag N° 365 de juin/juillet 2021... que je vous copie in extenso !!!!
Le nouveau Nissan Qashqai de 2022
Il s'agit d'un système dans lequel seul le moteur électrique, d'une puissance de 190 CV, entraine le véhicule. Jusque là me direz vous, rien de révolutionnaire, mais en fait si...... Ce modèle sera équipé en plus d'un moteur thermique de 154 CV, qui servira
exclusivement à produire de l'électricité pour alimenter le moteur électrique. Pour faire un résumé volontairement court, c'est un peu comme si vous mettiez dans votre coffre un groupe électrogène en criant à qui veut l'entendre (peut être pour couvrir le bruit du moteur à énergie fossile....), que vous êtes "écolo" et que vous roulez en électrique.... Sincèrement je ne sais pas trop quoi penser, car j'imagine que des myriades d'ingénieurs, et probablement bien plus de communicants, ont dû se pencher sur ce procédé au cours d'innombrables réunions, probablement en visioconférence pour limiter l'empreinte carbone, qui doit forcément avoir un sens ou un intérêt à un moment donné. Mais je dois vous le concéder très humblement, pour le moment, je n'ai pas encore trouvé le pourquoi du comment !!!!
Sébastien PLÉ, rédacteur en chef de TTMag.
Principe des motrices des trains diesel/électrique, non reliés aux caténaires.
On n'arrête pas le progrès
JP
Ca a beaucoup de sens. Un moteur thermique n'a son meilleur rendement qu'à un régime donné. Donc on améliore ce point là.
Ensuite, quand on est au frein moteur sur un véhicule traditionnel, toute l'énergie cinétique est perdue sous forme de chaleur dans les frottements internes. Le moteur électrique, lui, sait récupérer une grande partie de cette énergie cinétique qu'on veut disperser et la réinjecter dans la batterie sous forme d'énergie chimique. Bien sûr il y a des pertes, mais ça n'a rien à voir avec le frein moteur d'un moteur thermique qui n'a que des pertes. C'est le même principe pour les hybrides simples.
Ca peut sembler comparables aux motrices de train, mais on gagne en plus la récupération d'énergie au ralentissement, contrairement aux motrices où il n'y a pas de batterie pour faire tampon.
Après, si le rédacteur en chef de TTMag ne comprendpas l'intérêt en terme de rendement, c'est que soit il n'a pas beaucoup réfléchi à la question, soit il n'a pas raisonné en terme d'échange d'énergie au sein du système.
Bien sûr, le gain sera marqué dès qu'il y a des phases de ralentissement. Donc à 130 constants sur l'autoroute, on va pas gagner grand chose, mais dès qu'on va faire de la ville ou du périurbain, ça va se sentir. Exactement comme les hybrides toyota, qui ont démontré une vraie économie par rapport à des modèles thermiques équivalents dès qu'on dans ces conditions.
Accessoirement, d'un pur point de vue du confort de conduite, on doit j'imagine bénéficier de certains apports du véhicule électrique : pas de rapports de boites donc aucune sensation de rupture de l'accélération, une disponibilité instantanée (couple maxi disponible dès 0tr/min), et la conduite sans toucher à la pédale de frein car on peut bénéficier, grâce à la récupération d'énergie, d'un vrai frein moteur sans action sur la boite de vitesse contrairement à une boite auto qui ne sera jamais vraiment judicieuse dans son choix de rapport.
Je suis perso passé à la petite voiture électrique (Seat Mii) en deuxième voiture. Passer à la voiture électrique (ou hybride) n'est pas forcément pour se déclarer militant ou "écolobobo", contrairement à ce que semble affirmer notre ami rédacteur en chef. Mon intérêt pour la question s'est d'abord porté sur l'intérêt économique (je fais autour de 15-18000km/an avec cette voiture, la charge à la maison me coute 2€/100km, on a des bornes gratuites au boulot donc c'est 0€/100km 90% du temps et à 16000€ aides déduites, la voiture ne coute en gros "que" 2-3000€ de plus que son équivalent essence automatique), et surtout j'ai été convaincu par le confort de conduite qui surpasse largement tout ce que j'ai pu connaitre en thermique : pas de vibration, le silence, conduite sans pédale de frein, une poussée très impressionnante jusqu'à 60-70km/h (mon électrique ne fait que 80ch pour 1T2, mais au démarrage, on dépose tout thermique de moins de 130ch) une disponibilité moteur toujours immédiate.
Ca ne fait pas de moi pour autant un militant pro-électrique. J'ai pris cette décision car je tombe parfaitement dans les clous de l'usage finalement très limité que permet la voiture : un kilométrage annuel significatif qui permet d'amortir le prix d'achat par le prix d'usage (il y a un gain aussi sur l'entretien et les consommables), un besoin d'autonomie quotidien qui ne dépasse pas 200km/jour (la voiture est donnée pour 260km d'autonomie, que j'arrive à dépasser en cette saison), et sans voie rapide (où l'autonomie chute fortement) car je ne fais que de la route de campagne à maxi 80 ou de la ville, une possibilité de recharge en une nuit d'heure creuse à la maison sans changement d'abonnement EDF (recharge en 16A), pas besoin de volume de coffre ni de beaucoup de places assises, et surtout, surtout, nous avons une voiture principale diesel permettant dans tous les cas de faire n'importe quel grand trajet sans contraintes.
Donc non, je ne conseille pas la voiture électrique à tout prix. C'est même invivable pour la plupart des usagers, et surtout en ville (ce qui est finalement paradoxal), à cause de l'impossibilité de charger. Par contre quand on coche les bonnes cases, c'est un vrai plaisir à conduire. Et sans aucune arrière pensée écologique. Juste le plaisir de conduire. En roulant en voiture électrique d'entrée de gamme, je comprend maintenant ceux qui ont de l'argent et qui remplacent une BMW par une Tesla.