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Toponymie
Enghien-les-Bains doit son nom à la ville belge d'Enghien. Le déterminant les Bains est postérieur à la découverte de la source sulfureuse.
La localité de Belgique est citée pour la première fois dans les textes du XIe siècle sous les formes Edinghen ou Edinghem. On trouve Adinghien en 1092, puis Anghien en 1147, Aienghien en 1227 et pour la première fois, Enghien, en 1264.
Il s'agit d'un nom de lieu composé avec le double suffixe -ing-hem, caractéristique de la toponymie flamande. Le suffixe -ing(en) se rapporte à la propriété « chez » et le suffixe -hem à sa nature « foyer » ou « village », même origine germanique que l'ancien français ham qui a donné « hameau ».
Il est précédé d'un nom de personne germanique comme tous les noms en -ing-hem. Il s'agit sans doute d'Edo, anthroponyme francique que l'on retrouve peut-être dans Etting en Lorraine. Ce type de formation toponymique est très fréquent dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais cf. Eringhem (nord), Maninghem (Pas-de-Calais), etc. La forme -hien est une francisation cf. Mazinghien, Frelinghien (Nord).
Histoire
Au Moyen Âge, Enghien était une petite seigneurie du comté de Hainaut, située près de Bruxelles, en Belgique. Marie de Luxembourg (1462-1546), hérite du fief en 1526 et l'apporte en dot lors de son mariage avec François de Bourbon, comte de Vendôme. C'est le cadet de ses petits-fils, Louis Ier de Bourbon-Condé, qui fut le premier duc d'Enghien en 1566. Mais le titre, qui n'a pas été enregistré, s'éteint avec lui en 1569.
En 1689, les princes de Condé obtiennent de Louis XIV de commuer le duché de Montmorency, qu'ils détiennent depuis 1633, en duché d’Enghien. Officiellement, la ville de Montmorency, sa vallée et son étang doivent s’appeler « Enghien ». L’usage conserve à Montmorency son nom d’origine mais son étang s'appelle « étang (ou lac) d’Enghien ».
Lieux et monuments
Les premières constructions sous la Restauration, destinées à accueillir les curistes, sont caractéristiques du style balnéaire, un style néoclassique au décor sobre voire épuré, aux murs blancs et aux toitures de type Mansart.
La période de 1870 à 1920 marque un renouveau de l'architecture à Enghien. Un éclectisme de styles, grande variété de matériaux, brique, pierre, meulière, caractérisent les constructions de cette période. On peut citer le magnifique Palais Condé, bâtiment unique de 1903 en pierre, avec son grand porche pour les calèches, et ses colonnades. On peut voir aussi les villas du boulevard Cotte, au no 56 en particulier, édifiée par l'architecte Leseine en 1909.
L'église Saint-Joseph.
Le casino en 2012
Les sources et le thermalisme
Liste des sources (classées dans l'ordre de leur découverte) :
La source du Roy, découverte en 1766 par le père Cotte, déclarée d'utilité publique en 1865, ne coule plus ;

La source Deyeux, ne coule plus ;
La source Péligot, non utilisée aujourd'hui ;
Le groupe La Pêcherie, abandonné depuis 1900 ;
La source Bouland, abandonnée, ne coule plus ;
La source du Lac, découverte en 1861 lors d'une vidange du lac, abandonnée depuis 1974 ;
La source des Roses ou de Puisaye, abandonnée depuis 1976 ;
La source du Nord, abandonnée ;
La source Coquil, alimente l'établissement thermal ;
La source du Bousquet, n'existe plus ;
Les sources Soleidad et Madeleine, découvertes lors de la construction du collecteur du lac, jamais utilisées ;
La source Ducis, captage mis en place en 1978, relié à l'établissement thermal, sans agrément à ce jour ;
La source Iris, découverte en profondeur en 2001, non sulfureuse et à très gros débit, ses caractéristiques sont proches de l'eau minérale de Vittel. Reconnue potable, elle alimente la piscine et l'espace balnéothérapie de l'établissement thermal mais reste en attente d'agrément auprès du ministère de la Santé.
Le thermalisme est fondé sur l'utilisation des propriétés du soufre : il est biophysiologique, anti-toxique, trophique, antiallergique et antiscléreux. Ainsi les eaux thermales sont indiquées pour :
Les affections ORL : rhinites, amygdalites, laryngites, surmenage vocal, sinusites, pharyngites, otites, surdités rhinogènes, paresthésies pharyngées et catarrhes rhino-pharyngés.
Le traitement des voies respiratoires : trachéites, bronchites chroniques, asthmes, dilatation des bronches.
Le traitement de l'arthrose : les rhumatismes et le vieillissement des cartilages articulaires.
Héraldique

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Les armes d'Enghien-les-Bains se blasonnent ainsi :
D'azur aux trois fleurs de lys d'or, au bâton de gueules péri en bande et au lambel d'argent.
Devise : Dant Robur Virtutemque Fontes (Les eaux donnent la force et le courage) .
JP
