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Toponymie
Le nom de Lormont vient de « Laureamontus » ou « Laureomonte » qui a pour origine Mons Laureus signifiant mont des lauriers. Le laurier était un bois sacré pour les Gaulois. Pour les Romains, il symbolisait la gloire et le dieu Apollon. Les Celtes le considéraient comme un symbole d’immortalité. Jusqu’à la Révolution, Lormont s’écrivait Lormon sans t.
Lieux et monuments
Le Pont d'Aquitaine : le 20 mai 1960, après de nombreuses propositions pour relier les deux rives de la Garonne, les travaux du Pont d'Aquitaine débutent. Il sert de raccordement avec l’autoroute de Paris et améliore la desserte des zones portuaires et industrielles d’Ambès et de Bassens. Inauguré le 6 mai 1967 par Jacques Chaban-Delmas, il franchit la Garonne à près de 53 mètres de hauteur. Il faut des piles de 105 mètres et près de 12 000 kilomètres de câble pour suspendre le pont.
L’église Saint-Martin (XIIIe - XVe siècle) se dresse face au port depuis 1294. Consacrée au saint patron de la paroisse, elle doit son nom à Martin de Tours. En 1451, alors en ruines, elle est consacrée par l’archevêque Pey Berland qui propose sa reconstruction à la fin de la guerre de Cent Ans. Après environ 20 ans de rénovation, elle est inscrite, aujourd'hui, monument historique en 1925.
Voir C.P. Philou.
L’église Saint-Esprit : le diocèse veut doter Carriet, nouveau quartier de Lormont, d’un lieu de culte. L’abbé Puyo, curé de Saint-Martin supervise la construction de cette église cubique, conçue par l'atelier d'architecture Salier Lajus Courtois Sadirac, à la superficie de 400 m2 en 1966, inscrite comme monument remarquable du XXe siècle aux monuments historiques en 2000. ?!?!?!
L'ermitage Sainte-Catherine est une ancienne chapelle située à flanc de coteau près de l’ancien site de la cimenterie Poliet & Chausson. La chapelle a été inscrite monument historique en 1987. Ledit site, de près de 30 hectares, a été transformé en parc dit de l’Ermitage. Lieu de promenade pour les habitants, il doit son nom à une ancienne chapelle située sur le flanc du coteau. Le point culminant du parc s’élève à 63 mètres de hauteur offrant 58 mètres de dénivelé constitués de terrasses disposées en amphithéâtre. Un réseau de sentiers permet aux promeneurs de profiter du point de vue qu’offre ce parc sur la Garonne et Bordeaux. De plus, la faune et la flore présentes offrent un moment de découverte ludique pour petits et grands.
Construit vers 1060, le château de Lormont dit du Prince Noir ou des Archevêques a probablement vu Aliénor d'Aquitaine y séjourner, lors de son mariage avec le roi de France Louis VII. Le Prince d’Aquitaine dit le Prince Noir y résida. En 1453, les négociations de la fin de la guerre de Cent Ans s’y seraient déroulées. Après avoir été successivement détruit puis reconstruit, notamment en 1626 par l'architecte Henri Roche pour le cardinal François d'Escoubleau de Sourdis puis pour son frère Henri d'Escoubleau de Sourdis, ce château devient propriété nationale en 1789.
Le château des Lauriers a été construit par Benjamin Gradis, à la tête d'une maison de commerce et d’armement maritime, au milieu de jardins et parcs paysagers et du XIXe siècle (1860). Il deviendra ainsi le témoin de l’histoire maritime et commerciale de la ville.
Aujourd’hui, il abrite le musée national de l'Assurance maladie dans le but de faire découvrir à chacun l'histoire et les valeurs de la sécurité sociale.
Le château du Bois fleuri, construit vers 1880 (la propriété de M. Jouin, négociant viticole). Ce monument de style néogothique est inspiré du château de Neuschwanstein en Bavière (Allemagne), tout comme le château de la Belle au bois dormant construit à Disneyland en Californie. Depuis septembre 2010, le parc du château du Bois fleuri abrite une médiathèque bien fournie (60 000 livres, CD et DVD). Le parc demeure un lieu de détente pour les lecteurs.
Le château Génicart a été construit vers 1854, au sein d’un domaine viticole ; il aide au logement de l’armée des États-Unis avec 250 baraquements érigés dans ses jardins, entre 1917 et 1919.
Aujourd’hui au cœur du quartier le plus peuplé de Lormont, il est le « pôle d’échange citoyen » qui permet de regrouper un ensemble de services destinés à améliorer le quotidien des habitants pouvant se rencontrer et échanger avec divers services publics et associations.
En 1864, madame Blanc de Manville décide la construction du , sur les bases d’un édifice plus ancien. Le nouveau château serait un hommage au drapeau français par le choix des couleurs qui l’ornent : les ardoises bleues, la pierre blanche et les briques rouges. Aujourd’hui, le château et son parc accueillent les enfants du centre de loisirs et de grandes manifestations.
Les lavoirs de Lormont
Les multiples sources d’eau naturelles qui traversent la commune ont contribué au développement de lavoirs et de fontaines.
Lormont a possédé jusqu’à huit lavoirs au début du XXe siècle pour seulement 4 000 habitants. Aujourd’hui, cinq lavoirs sont encore présents : les lavoirs de la République, du Gelot, de Blanchereau, de Lissandre et de Carriet. Tous ces lavoirs sont des lavoirs “debout” par opposition aux lavoirs au fil de l’eau qui obligent les lavandières à travailler à genoux. Ils sont pendant plusieurs années des lieux de fréquentation importants, incitant à l’échange d’informations et au commérage.
Par leur pureté, ces ressources hydriques issues des nappes phréatiques de l’Oligocène constituent une activité économique importante pour la commune. Lormont, du fait de la qualité de son eau, constituait une aiguade pour la marine. De ce fait, cet aspect en fait une première ressource économique.
De plus, la majorité des bordelaises se rendait à Lormont pour y laver leur linge par manque de dispositifs dans la métropole. Les lavandières devaient donc supporter les frais de transport en bateau ainsi que les frais d’entrée au lavoir.
En effet, jusqu’en 1880, les exploitations d’eau restent privées et donc l'entrée au lavoir payante pour toutes les clientes. Ce n’est qu’à partir de cette date que les lavoirs s’ouvrent gratuitement à la population lormontaise. Les lavoirs disposaient certainement d'heures d’ouverture ainsi qu’un gardien à l’entrée pour la gestion des paiements.
Le lavoir de Blanchereau, également appelé « le Sénat », est le plus ancien des lavoirs construits sur la commune et ses origines remontent au XVIe siècle. Le lavoir est alimenté par la source des Garosses, dans le bourg historique de Lormont, en contrebas de la rue du Général de Gaulle (la plus ancienne de la ville). Cette source constitue l’un des deux esteys de Lormont. Ce lavoir possède un auvent construit en bois, protégeant le lavoir et qui supporte une maison à partir du XVIIème siècle. Le lavoir de Blanchereau est utilisé jusqu’en 1975. Il a été fermé à la suite d’un accident mortel d’une lavandière qui en descendait l’escalier abrupt avec sa brouette de linge. En 2019, il est le seul lavoir qui profite du Loto du Patrimoine en Gironde initié par Stéphane Bern. Toutefois, en 2020, les travaux de restauration n'avaient toujours pas commencé.
Héraldique

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Écartelé: au 1er d'azur à la nef habillée d'argent, au 2e de gueules au pont suspendu d'argent et de sable posé en perspective et en barre, au 3e de gueules à la branche de laurier d'argent, posée en pal et ployée vers la dextre, au 4e d'azur à la coquille d'argent.
Signification:
Bleu azur : Vastes horizons des coteaux
Orange meublé d’argent : La beauté des couchers de soleil sur la Garonne
Nef : La pérennité du fleuve
Coquille du pèlerin de Saint Jacques de Compostelle : Les siècles de passage et de vie religieuse
Laurier : Clé du nom de la commune
Pont d’Aquitaine : Symbole majestueux et longtemps visible.
JP
